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Les prix de l'été 2009.



Nous en avons parlé cette semaine à l'émission; l'été 2009 a été assez particulier au niveau cinématographique. Ne comportant pas autant de superproductions de grande qualité que l'été 2008 (Wall-e, The Dark Knight, Hellboy 2), la saison estivale 2009 a eu son lot de films au budget moins important, mais qui ont remporté un franc succès. On n'a qu'à prendre la comédie The Hangover, film sympathique au scénario d'une surprenante qualité, qui n'a coûté que 35 millions de dollars, et qui en a rapporter plus de 250. District 9, premier, et très bon, long métrage du réalisateur sud-africain Neill Blomkamp, n'a profité que de 30 millions de dollars pour sa production (un budget minime pour un film de science-fiction de cette envergure), s'est classé au premier rang du box-office, le week-end de sa sortie en salles.

Le prix de la surprise de l'été va donc ex-aequo à The Hangover de Todd Phillips et District 9 de Neill Blomkamp.

Mais c'est au plus grand navet de Michael Bay, Transformers 2, que reviens le billet d'or de l'été, avec un peu moins de 400 millions de dollars au box-office mondial. Cette nouvelle remporte naturellement la palme du fait le plus désolant de 2009. Pour qu'un film aussi minable, qui représente la quintessence du ridicule hollywoodien, attire autant les foules, c'est qu'on vit dans un drôle de monde.

Le navet de l'été est remis à Transformers 2 de Michael Bay.

Comme je n'avais pas trop d'attentes, je n'ai pas eu de véritable déception. Exepté pour le dernier film de Pixar, Up, de Pete Docter. Up est évidemment un film au-dessus de la moyenne, bien meilleur que toutes les productions animées de Dreamworks, mais je dirais que c'est un des moins bons longs métrages des studios qui nous ont offert Toy Story. Après un véritable chef d'oeuvre comme l'était Wall-e, il aurait été bien difficile pour Pixar de faire mieux; mais la qualité de Up est bien en-dessous de celle des meilleurs films Pixar, comme The Incredibles ou Finding Nemo. Docter nous a donc pondu un très bon film, mais pas à la hauteur de mes espérances.

C'est pourquoi le prix de la déception de l'été revient à Up, de Pete Docter.

Celui qui m'a le plus impressionné reste J.J. Abrams, avec son superbe Star Trek. Je fais partie de ces incultes qui ne connaissent à peu près rien de cette série et qui, pourtant, a adoré le film. Rarement on a vu un film d'action/science-fiction se prendre aussi peu au sérieux, ce qui lui donne un ton vraiment savoureux.

Le prix Film Pop Corn/vraiment bon de l'été va à Star Trek, de J.J. Abrams.

Judd Appatow, roi omniprésent (oh oui) de la comédie américaine, mérite finalement le titre de cinéaste avec son dernier film, Funny People. Cette comédie dramatique, qui se rapproche plus d'un drame humain, m'a profondément boulversée. Adam Sandler y est formidable et sa performance montre qu'il est un grand acteur (quoi qu'il nous l'avait déjà montré dans Punch Drunk Love, de Paul Thomas Anderson). Funny People est un magnifique film, qui cummule les moments de délicieuse comédie, ainsi que des séquences dramatiques très fortes. Un magnifique portrait du monde de la comédie chez nos voisins du sud.

Le prix de la meilleure comédie/drame va à Funny People, de Judd Appatow.

Il y a aussi le film, parut le 21 août dernier, qui peut faire partie des grands films des années 2000. C'est Inglourious Basterds, le dernier Tarantino. Mais comme je l'ai dit à l'émission, on en a déjà beaucoup parlé. Je vous invite tout de même à aller lire ma critique, parue le lendemain de la présentation du film en clôture de Fantasia.

Le prix du meilleur film de l'été est remis à Inglourious Basterds, de Quentin Tarantino.

Et quelques autres trophés.

Le film oubliable: Terminator Salvation de McG

La comédie pas trop mal: Year One d'Harold Ramis

La très bonne comédie indépendante: Whatever Works de Woody Allen

Le meilleur film étranger: Thirst de Park-Chan Wook

Le film d'horreur de l'été: Drag me to hell de Sam Raimi

Les films dont je n'ai pas envie de parler: ceux faits au Québec.
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