Archives de l'ancien blog Écran Total.

Fopp!


Votre chroniqueure exilée en Angleterre a découvert une vraie caverne d'Ali Baba qui lui permettra assurément de profiter des jours les plus gris. Située en plein coeur du quartier Soho de Londres, cet endroit se nomme Fopp.

Vous êtes certainement familiers des fameuses "bines à 5$" qu'on retrouve dans les supermarchés et qui vendent des films à la qualité cinématographique douteuse. Et bien, imaginez cette bine répandue sur deux étages, et comprenant une impressionante collection de films de répertoires et internationaux au même prix, et vous voilà chez Fopp!

Entres autres, on y vend un coffret de 7 dvd de Quentin Tarentino (Reservoir Dogs, Jackie Brown, Pulp Fiction, Kill Bill 1 et 2), le tout pour moins de 30$ et la trilogie Bleu Blanc Rouge de Krzysztof Kiewlowski est accessible pour une vingtaine de dollars. On y retrouve en plus des films pas toujours disponibles au Québec, et en plus à petits prix!

D'autres succursales existent dans les principales villes britanniques. Pour en savoir plus, le site de Fopp.
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Le nouveau brûlot de Michael Moore

L'infatigable Michael Moore revient au cinéma avec Capitalism : A Love Story, un nouveau documentaire choc traitant de la crise financière ravageant le pays. Dans cette bande-annonce, on peut entre autres voir le réalisateur américain venir réclamer à Wall Street les 10 milliards $ disparus des contribuables américans

Une nouvelle controverse est à prévoir...

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James Cameron revient


C'est probablement le film le plus attendu de l'année, ainsi que le come back le plus inespéré de la décennie. Douze ans déjà après le triomphe de Titanic, James Cameron retourne à ses premières amours, la SF pure et dure, avec Avatar, mille fois annoncé, mille fois repoussé, mais qui sera bel et bien sur les écrans du monde entier dès la mi-septembre 2009.

Évidemment, il y a l'enjeu technologique, déjà sur toutes les lèvres, d'un film tourné en HD 3D avec des moyens colossaux (on parle d'un budget minimum de 200 millions $), mais le cinéma de James Cameron a toujours marqué sa différence par des scénarios plus fouillés qu'ils ne le paraissaient, des personnages inoubliables et un humanisme foudroyant. Avatar ne devrait pas faire exceotion à la règle à en juger par le synopsis (mad-movies.com) : Le héros s’appelle Jake Sully (Sam Worthington, la grande découverte de Terminator 4), un ex-Marine paralysé suite à une blessure reçue sur le champ de bataille. Cloué sur une chaise roulante, il est sélectionné par l’armée pour participer au programme Avatar : on l’envoie alors en éclaireur sur Pandora, une planète habitée par les Na’vi, race considérée comme primitive par les humains mais en réalité bien plus évoluée. Hauts de trois mètres, dotés d’un appendice caudal et d’une peau de couleur bleue, les Na’vi vivent en harmonie avec la faune et la flore d’un monde que rien n’est venu souiller, mais dont les ressources minérales suscitent bien des convoitises. L’oxygène étant absent de Pandora, Jake s’y rend sous la forme d’un Avatar, à savoir un hybride mi-humain mi-Navi, créé génétiquement et piloté à distance. Par ce biais, il se retrouve pourvu d’un nouveau corps en pleine santé et part explorer la jungle de Pandora, pleine de créatures fabuleuses et de dangers mortels. Sa mission : transmettre un rapport détaillé à l’armée afin qu’elle puisse y envoyer ses troupes en toute connaissance du terrain. Il rencontre alors Neytiri, une Na’vi dont la beauté n’a d’égal que la férocité au combat. Adopté par son clan, Jake la trahit mais tombe amoureux d’elle et se retrouve plongé au sein d’une guerre planétaire entre ses anciens frères d’armes et le peuple Na’vi, qui fait preuve d’un art de la guerre contre lequel l’armée terrienne doit déployer toutes ses légions…

On sent clairement poindre des gouttes d'Aliens et d'Abyss dans ce résumé, et l'on ne sera ainsi pas surpris d'apprendre que la grande Sigourney Weaver se trouve dans le casting, et que Michael "Kyle Reese" Biehn a bien failli être embarqué dans l'aventure. Également présents aux côtés de l'excellent Sam Worthington, Michelle Rodriguez, Zoe Saldana et Giovanni Ribisi complètent le générique. Autre habitué de retour : le compositeur James Horner, auteur des géniales bandes-sonores d'Aliens, Titanic, mais aussi du Nom de la Rose et de Willow.

Le film sera en salles au Canada à partir du 18 décembre, projeté au format 1.85 dans les salles équipées en 3-D et en scope 2.35 pour les autres.


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Somers Town

Il y a de cela quelques mois, Nicolas Krief nous avait fait part de son enthousiasme pour This is England, un petit bijou réalisé par le génial Shane Meadows (Dead Man's Shoes), malheureusement jamais sorti sur grand écran au Québec. J'ai eu la chance de pouvoir voir au cinéma son tout dernier opus : Somers Town .

Somers Town, c'est l'histoire de la rencontre improbable entre deux adolescents laissés pour compte : un jeune britannique vagabond livré à lui-même (interprété par le prodigieux jeune acteur révélé par This is England : Thomas Turgoose), et un petit polonais ayant suivi son père dans l'immigration (Piotr Jagiello). Mais contrairement à ce que pourrait suggérer ce résumé aux accents sociaux quasi-Loachiens, Somers Town prend son spectateur à revers, et lui offre bien plus qu’un portrait sociétal noir et déjà vu, tout comme This is England avant lui. Bien sûr, la situation difficile des protagonistes, le chômage, la pauvreté, la difficulté de communiquer dans une langue étrangère constituent des éléments essentiels au film, mais ils en ont la toile de fond, et non la raison d’être. Ils participent en réalité à la création d’une belle histoire de sentiments, dans un contexte dans lequel les personnages n’ont plus que leur cœur à partager.

Ainsi, Tomo (Thomas Turgoose) et Marek (Piotr Jagiello) se lient-ils d’une amitié aussi inattendue que sincère. Ensemble, ils feront les quatre-cent coups, tomberont amoureux de la même jeune femme, se soutiendront enfin, et apprendront ensemble à sourire dans ce monde qui ne veut pas d’eux. Une leçon d’humanité exemplaire, portée par deux comédiens d’exception, confirmant ainsi l’immense talent de directeur d’acteurs de Shane Meadows.

Mais Shane Meadows c’est aussi un magnifique cinéaste, qui n’a pas son pareil pour filmer avec amour les gris quartiers défavorisés de son Angleterre chérie, et en faire des tableaux de maître. Délaissant le style pop et dynamique de This is England, le réalisateur opte pour un noir et blanc très travaillé, sans pour autant tomber dans le piège de l’arty injustifié. Le choix du noir et blanc offre ainsi un caractère intemporel à son histoire, l’éloignant ainsi un peu plus des douleurs sociales, et permettant à ses personnages d’évoluer dans un cadre magnifié et presque onirique par moment. Du grand art.

Cerise sur le gâteau : comme ce fut le cas jusqu’à présent pour tous ses films, Shane Meadows a encore rassemblé pour sa bande-sonore des morceaux de grande qualité, un vrai régal pour les oreilles mélomanes !

On espère pour Somers Town une distribution rapide au Québec, ainsi qu’au reste de l’œuvre de Shane Meadows.
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Le nouveau film de Martin Laroche au FFM


Modernaire, le deuxième long métrage du jeune réalisateur Martin Laroche sera présenté au prochain Festival des films du monde dans la catégorie Regards sur les cinémas du monde.

À défaut d'un synopsis détaillé, Modernaire a une bande-annonce, que vous pouvez visionner par ici, sur le groupe Facebook de ce long métrage.

Les dates de projection ne sont pas encore confirmées par le FFM, mais surveillez le CHOQ.FM dans les prochaines semaines, et peut-être bien entendrez-vous de vive voix Martin Laroche nous présenter son film...
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RIP John Hughes


C'est une génération qui perd son idôle. John Hughes, réalisateur des cultissimes Breakfast Club, Ferris Bueller's Day Off ou encore Sixteen Candles, modèles du teen movie sachant être drôle et intelligent, s'est éteint jeudi dernier à l'âge de 59 ans des suites d'une crise cardiaque.

John Hughes ne connut qu'une très courte mais active carrière de réalisateur, tournant pas moins de 8 films entre 1984 et 1991, qui restent encore à l'heure actuelle de grands classiques du film pour ado, peinant à trouver des successeurs dignes de ce nom.

On lui devait également les scénarios de grands succès familiaux tels que Home Alone et sa suite, Beethoven ou encore Flubber.


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Ces chansons qui nous marquent

Les mauvais acteurs, les scénarios pauvres et les réalisations sans vision : tout passe mieux avec un bon son. À mon avis, la bande originale d’une production peut fortement améliorer sa valeur. J’aimerais donc me faire opportuniste et profiter du thème «Les meilleurs…», amorcé par Marie-Lise, pour mettre sur papier virtuel la liste des chansons tirées de films que je préfère (et que je viens tout juste de faire mentalement sous la douche). Douche, chant, chanter sous la douche, filmer sa douche, film. C’est profondément conceptuel.

  • «I will always love you», de Whitney Houston (The Bodyguard). Qui peut résister à la tentation de crier les paroles en faussant? Personnellement, même en public, je flanche.
  • «(Everything I do) I do it for you», de Bryan Adams (Robin Hood, Prince Of Thieves). J’avoue qu’il s’agit d’un choix plus discutable, mais je l’assume. Amateurs de chansons mielleuses, unissons-nous!
  • «Tiny Dancer», de Elton John (Almost Famous). Une chanson magistrale, un collectif de chant improvisé, une scène mémorable, je n’ai rien à ajouter.

  • «The Blower’s Daughter», de Damien Rice (Closer). Un film moyen, une chanson épique. Par contre, je dois admettre que s’il y avait eu du Damien Rice dans Street Fighter, j’aurais été obligé de donner du crédit à l’œuvre, alors...
  • «Doux désir», de Dumas (Les Aimants). Un film mignon qui bénéficie d’une superbe bande originale.

Veuillez noter que les avis exprimés dans ce billet ne représentent fort probablement pas l’opinion des autres membres de l’équipe d’Écran Total, mais qu’ils illustrent plutôt bien les goûts parfois douteux de l’auteure de ces lignes.

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Films sur l'Holocauste

Lors de la dernière émission d'Écran Total, toute l'équipe vous a présenté leurs meilleurs films sur l'Holocauste, en lien avec la projection d'Inglorious Basterds à Fantasia. En plus des film nommés en ondes (La liste de Schindler, Blackbook, Le pianiste et La vie est belle), je vous suggère deux excellents films qui se déroulent lors de la 2e guerre mondiale.

D'abord, Le tambour par Volker Schlöndorff, qui a remporté la Palme d'Or en 1979. Dans Le tambour, on vit la montée du nazisme dans la région du Dantzing (corridor allemand cédé à la Pologne après la Première Guerre) à travers les yeux d'un enfant bien particulier. Le jeune Oskar (prodigieusement interprété par David Bennent) décide le jour de ses trois ans qu'il ne grandira plus jamais. Ainsi, au fil des années, il garde son corps de petit garçon et sa vision enfantine de la vie. Son seul plaisir est de jouer sur son tambour rouge et blanc qu'il traîne partout. Oskar frappe son tambour au rythme des émotions qu'il traverse dans un quotidien marqué par la présence de la guerre.

Une autre excellente production qui a lieu lors de l'Holocauste est le téléfilm Un amour à taire, de Christian Faure diffusé en France en 2005. C'est un des rares films à aborder un sujet encore tabou et peu exploité: le sort réservé aux homosexuels pendant l'Holocauste. Jean et Philippe forment un couple. En plus d'être homosexuel, Jean héberge une jeune juive orpheline chez lui. Un jour, le frère de Jean découvre son secret et l'accuse publiquement d'être l'amant d'un officier allemand. Jean sera alors emporté à Dachau, un des pires camps de concentration. Les SS tenteront de le «guérir» de son homosexualité en pratiquant sur lui les pires tortures. Un amour à taire marque par son approche réaliste sans tabous et par son interprétation remarquable.


Le tambour et Un amour à taire sont disponibles sur Amazone
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Fantasia - La possibilité d'une île

Réalisé par: Michel Houellebecq
Avec: Benoît Magimel, Ramata Koite, Patrick Bauchau, Jean-Pierre Malo
Production: Eric Altmeyer, Nicolas Altmeyer

Décidément, lors de son dernier passage à Écran Total, le programmateur de Fantasia Simon Laperrière nous a suggéré plusieurs films déstabilisants. Canary, entres autres, ainsi que La possibilité d'une île de Michel Houellebecq. Parce que Fantasia, ce n'est pas que de l'humour japonais et du sang de zombie nazi.

Donc, La possibilité d'une île est l'adaptation que Michel Houellebecq fait de son propre livre, qui traite d'une secte que l'on devine être les Raëliens. Le film se déroule en trois temps. On suit d'abord le gourou de cette secte à ses touts débuts, accompagné de son fils Daniel, lorsqu'il fait le tour des sous-sol d'églises de province en mini-van pour trouver des adpetes. Puis, quelques années plus tard, on retrouve Daniel, qui se rend sur l'île ou la secte est établie malgré son grand désaccord avec les théories de son père. Parralèllement, on fait connaissance du clone de Daniel, qui vit dans une grotte pour se protéger de l'apocalypse. Enfin, on découvre la fin du monde comme l'avaient prévu les Raëliens, et on entre dans le "nouveau monde". Le clone de Daniel explore alors les paysages sans fin et sans trace de vie humaine, dans une longue séquence comparable au début de 2001, Odyssée de l'espace, sans la trame sonore et sans singes.

Le tout laisse donc très perplexe. En n'étant pas familier à l'univers de Houllebecq, on pourrait s'attendre à voir un film qui d'une certaine façon dénonce les croyances des sectes. Toutefois, dès la moitié de La possibilité d'une île, on entre dans la contemplation alors que le personnage principal devient le clone de Daniel, qui isolé, fait la lecture des écrits du gourou.

La possibilité d'une île est en soi plutôt une oeuvre de réflexion sur la fin du monde et les cultes qui s'y rattachent. Cependant, l'approche futuristico-ésotérique ne plaira pas à un grand public.
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Fantasia - Canary

Réalisé par:Alejandro Adams
Avec:Carla Pauli, Eli Kramer, Larissa Kasian, Jennifer Latch, Galen Howard
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