Blog personnel de Nicolas.

Hadewijch (des mots pas très objectifs)


Faute de temps, nous n'avons pas pu nous étendre longuement sur le dernier film de Bruno Dumont (oui, encore lui) lors de la dernière émission.

J'aimerais simplement rajouter que ce film est, sans l'ombre d'un doute, à mon sens, son œuvre la plus puissante. Son plus grand coup de poing; une tonne de brique, comme dirait l'autre.

Il est allé cherché chez son actrice des regards, des mots, des souffles et des larmes comme jamais on a vu dans son cinéma (bien qu'Adélaïde Leroux dans Flandres fascinait par son jeu). L'incarnation de Céline/Hadewijch par Julie Sokolowski témoigne de la singularité des techniques de direction d'acteurs de Dumont, comparable, bien évidemment, à celle de Bresson, mais aussi à celle de Bernard Émond dans sa récente trilogie.

C'est dans Hadewijch que le mysticisme tant prôné par Dumont atteint son plus fort impact. Ses thèmes de prédilection s'y retrouvent tous, mais la religion, la spiritualité, le mystique surplombent cette histoire finement racontée. La présence arabe en France, les relations entre les peuples arabes et les français, une histoire d'amour complexe et ambigüe ainsi que les sombres méandres de l'humain complètent les idées transmises dans ce tableau d'une immense beauté.

Hadewijch est estomaquant jusque dans sa finale, encore plus sidérante, où une musique puissante accompagne des images rappelant les Mouchette et Rosetta du passé, mais avec des idées bien ancrées dans le présent. Si, avec Flandres, il était parvenu à une somme impeccable de ses thématiques fétiches, c'est dans celui-ci qu'il les concrétise. Un film magistral sur l'obsession, la foi et l'amour.

J'aimerais, un jour, me pencher plus longuement sur ce film unique. J'espère une sortie en salles au Québec pour ce film que je reverrai sans doute plus d'une fois pour en cerner chaque détail et contempler toute sa richesse. Avec un peu de chance, on aura droit à une sortie vidéo, mais pour l'instant, rien d'annoncé.

Mais pour l'instant, et en attendant la critique de mon ami et collègue Mathieu Li-Goyette sur Panorama-Cinema, merci Dumont.

(Aussi un immense merci à l'organisation des Rendez-vous pour cette belle rétrospective, et pour la leçon de cinéma sur laquelle je reviendrai plus tard.)
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Mes RVCQ en Paint

Jour 1: Le party d'ouverture



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L'odeur du rire jaune


Je mentirais si je n'avouais pas mon amour pour les comédies appatowiennes. Funny People et Superbad résident au top de mon palmarès des comédies produites et/ou réalisées par le nouveau «roi» de la comédie américaine. Forgetting Sarah Marshall fait aussi partie des meilleurs films issus de cette «vague» (le mot est un peu fort, mais tout de même). Nicholas Stoller avait su porter avec grâce le plus-que-sympathique scénario de Jason Segel et la distribution était 5 étoiles.

Stoller est de retour avec quelques personnages créés par Segel dans un nouveau film, écrit par le cinéaste lui-même. Get Him to the Greek est prétexte à la formation d'un nouveau duo, Russel Brand et Jonah Hill, qui nous ont offert quelques bonnes scènes dans Sarah Marshall.

Bien que les images du film me laissent perplexe, je laisse une petite place dans mon coeur pour une heureuse surprise. La comédie américaine populaire étant dans un curieux état, bien que certains artistes dominent par la qualité de leur productions; le digne héritier de Mel Brooks Ben Stiller et son formidable Tropic Thunder, l'incontournable Judd Appatow nous a proposé son plus beau film l'été dernier avec Funny People, et Jody Hill est arrivé comme une bombe avec son subjuguant Observe and Report, au printemps dernier. Mise à part ces trois cinéastes, et quelques autres (David Gordon Green par exemple), les films drôles s'empilent en ne provoquant souvent qu'un mince sourire (I love you, man ou Role Models). Trône au sommet de ces réussites comiques le surprenant The Hangover, immense succès critique et commercial (tout à fait mérité), qui amène Todd Phillips dans le cercle des cinéastes ayant le plus de pression pour leur prochain opus.

Quoi qu'il en soit, Get Him to the Greek n'égale pas le niveau d'exitation que provoquent chez moi les Due Date de Todd Phillips (qui comporte l'un des duo les plus prometteur de l'année: Robert Downey Jr. et Zach Galifianakis), et surtout Your Highness de David Gordon Green (avec Danny Dieu McBride).

Naturellement, tout cela sera éclipsé par la sortie de l'extraordinaire Roi de l'évasion d'Alain Guiraudie, prévu pour avril prochain. On risque de bien rire cette année, du moins je l'espère...


La bande annonce de ce merveilleux film (je crois l'avoir déjà affiché sur ce blogue 3 ou 4 fois, mais on s'en délecte toujours autant!):

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L'écran super


Il y a de temps en temps de très belles choses qui se passent. Nos amis de Super Écran diffuseront bientôt en primeur (avant même sa sortie DVD) le dernier Costa-Gavras Éden à l'ouest, et non, ce n'est pas ça la belle nouvelle. La belle, très belle nouvelle, c'est qu'il s diffusent aussi Papa à la chasse aux lagopèdes! L'un des plus récents Robert Morin, qui n'a profité que d'environ 3 semaines de diffusion en salles et deux 2 projections au Festival du Nouveau Cinéma 2008.

Accueilli par plusieurs comme l'un des meilleurs films québécois des dernières années (même notre amie Sabine Garcia avait apprécié) et boudé aux Jutras, le film sera présenté plus d'une vingtaine de fois sur la chaîne spécialisée et même en haute définition, le tout jusqu'au 11 mars.

Il est important de souligner la diffusion télévisuelle du cinéma. Par exemple la programmation de TFO, qui diffusera dans les prochains jours du Sembene, du Téchiné, du Sautet, du Peck, et tellement d'autres. De son côté, Télé Québec diffusera demain soir (7 février) le chef d'œuvre de Cristian Mungiu 4 mois, 3 semaines et 2 jours. Remercions ces stations de télé pour de beaux moments de cinéma.

Tout cela en attendant la sortie DVD du Morin, qui, selon certaines dires, ne saurait tarder.
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Rocha à la Cinématheque québécoise

La rétrospective Glauber Rocha à la Cinémathèque a débuté hier soir avec la projection du chef d'oeuvre Antônio das Mortes (aussi connu sous le nom de O Dragão da Maldade contra o Santo Guerreiro). Rocha est le maître, le plus grand symbole du cinema novo, penchant brésilien de la nouvelle vague française.

La quasi totalité de sa filmographie sera présentée jusqu'au 14 février, et chaque film est projeté deux fois. Les films sélectionnés sont:

Barravento (1962) en version originale avec sous-titres français
Deus e o Diabo na Terra do Sol (1964) en version originale avec sous-titres français
Terra em Transe (1967) en version originale avec sous-titres français
O Dragão da Maldade contra o Santo Guerreiro (1969) en version originale avec sous-titres français
Cabezas cortadas (1970) en version originale avec sous-titres français
Der Leone Have Sept Cabeças (1971) en version originale avec sous-titres anglais
Câncer (1972) en version originale avec sous-titres français
História do Brasil (1973) en version originale avec sous-titres français
Claro (1975) en version originale avec sous-titres français
A Idade da Terra (1980) en version originale avec sous-titres anglais

La fille du cinéaste, madame Paloma Rocha est présentement à Montréal dans le cadre de la rétrospective. J'ai pu voir le film d'ouverture, Antônio das Mortes, vendredi soir, et cette projection fait partie plus beaux moments que j'ai vécu dans une salle de cinéma. Une dose de couleurs, de folklore, de musique et de mise en scène somptueuse. Il y a dans ce film un esprit de communauté hors du commun qui me rappelle une phrase mentionnée par un ami qui en dit long sur ce film: «C'est tout croche, mais ils ont du fun

Voici un merveilleux extrait du film.


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Curling

C’est dans un bowling de Verdun que les journalistes ont été invités le 15 janvier dernier pour rencontrer l’équipe du prochain film de Denis Côté, Curling. Emmanuel Bilodeau, Philomène Bilodeau, Roc Lafortune et Denis Côté étaient présents pour répondre aux questions, à l’heure du lunch.

Lorsqu’on se rend sur le plateau d’un film de Denis Côté, on a déjà quelques idées en tête quant à l’allure qu’aura le tournage : petite équipe, décors naturels, production avec les moyens du bord, acteurs tous issus d’une même famille ou d’un même village, etc. Bref, tout ce à quoi on peut s’attendre d’une production indépendante dont Côté est un des représentants les plus connus. Curling est par contre son second film financé, son deuxième «gros» film. Je me suis donc retrouvé dans un lieu plus conventionnel, dans un terrain que j’associerais plutôt à un réalisateur fonctionnant régulièrement avec Téléfilm. Mais certains dires témoignent d’une dynamique différente, peu commune chez les réalisateurs de budgets, qui montrent que Denis Côté n’en est définitivement pas un.

Produit par la propre boîte du cinéaste, Nihil Productions, et distribué par Métropole Films, Curling raconte la relation d’une fille de 12 ans et de son père, alors que celui-ci va d’un petit boulot à l’autre. On en sait en fait bien peu sur la trame narrative du film, sinon qu’une aura sombre règnera sur ce long métrage hivernale tourné dans la région de Montréal.

Après Les états nordiques, Nos vies privés, Elle veut le chaos, Carcasses et le toujours inédit Les lignes ennemies, Côté se rapproche tranquillement de la ville en établissant cette fois son récit dans la banlieue, pas si loin de Montréal. Il ne précise pas l’endroit exact où se déroule l’histoire. Ce sont là les quelques informations qu’on pourra soutirer au cinéaste à propos de son projet qui devrait paraître en 2010.

«Je ne veux pas que la forme prenne autant de place que dans mes autres films.» Voilà qui est intéressant, venant d’un auteur dont la réputation repose en grande partie sur ses explorations formelles. S’il avait tâté le terrain avec Elle veut le chaos, il semble cette fois se rapprocher davantage d’un cinéma narratif cependant, c’est au visionnement uniquement qu’on pourra le constater.

Discuter avec Emmanuel Bilodeau permet d’avoir une petite idée de la manière de fonctionner de l’artiste. Bilodeau tourne pour la première fois avec le cinéaste, ainsi qu’avec sa fille. «Il y a peu de plans, plusieurs plans séquence, c’est une dynamique différente.» Le rôle de Jean-François Sauvageau a, semble-t-il, été écrit spécialement pour lui.

Avec un peu de chance, le film devrait faire son bout de chemin dans les festivals du monde avant de nous arriver, plus tard en 2010.
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Greenberg


On lui doit le superbe et ô combien lucide The Squid and the Whale.
On lui doit deux films que je dois absolument voir.
On lui doit une collaboration aux scénarios d'un certain Wes Anderson.
On lui doit même un épisode de Saturday Night Live!

Noah Baumback est au centre d'un pan de la comédie américaine qui fait rire/interpèle/questionne le spectateur grâce à une audace narrative et des dialogues, des échanges particuliers entre les personnages. Faisant partie de cette «clique» (ou plutôt un regroupement de gens évoluant dans une direction similaire) il revient à la mise en scène trois ans après Margot at the Wedding qui a reçu un accueil mitigé, mais qui semble très intéressant. Greenberg, c'est Ben Stiller qui réfléchi, et qu'est-ce qu'on a hâte de l'accompagner. Une bande-annonce assez ridicule, mais un affiche plutôt intéressante. Je l'attend avec impatience celui-là.

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Mon nouveau meilleur ami



Voici CINÉCRUCHE!!!

L'auteur de ce site, inconnu de votre animateur chéri, compile les meilleures citations de sites comme cinémamontréal.com pour créer un genre de critique universelle de quelques nouveautés.

Monsieur Cinécruche nous offre quelques morceaux d'anthologie, comme dans la fiche de J'ai tué ma mère de Xavier Dolan:

"Je suis derrière toi!"
- ian_robert

ou encore:

"Un très bon film pour un jeune de 20 ans. Je lui tire ma révérance."
- bicuit5

Et dans la fiche de La donation de Bernard Émond:

"Il fait toujours noir dans ce film. Manque de lumière et de joie. Il y aurait pu avoir au moins une naissance."
- tournesol1979

et le superbe:

"Mortel d'ennui. Les acteurs récitent leurs textes comme des zombies. Il n'y a aucune chaleur humaine dans cette histoire. Très décevant."
- karadof

Je déclare Cinécruche "Le site internet de l'avenir" selon Écran Total. Je suis un grand fan.
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2000s

Le voici:
  1. Elephant – Gus Van Sant – États-Unis (2003)
  2. Caché – Michael Haneke - France (2005)
  3. I’m not there – Todd Haynes – États-Unis (2007)
  4. Wall-e – Andrew Stanton – États-Unis (2008)
  5. 4 mois, 3 semaines et 2 jours – Cristian Mungiu - Roumanie (2007)
  6. Mulholland Dr. – David Lynch – États-Unis (2001)
  7. Inglourious Basterds – Quentin Tarantino – États-Unis (2009)
  8. 4 nuits avec Anna – Jerzy Skolimowski – Pologne (2008)
  9. La vie moderne – Raymond Depardon – France (2008)
  10. Citizen Toxie: The Toxic Avenger 4 – Lloyd Kaufman – États-Unis (2000)

  1. Synecdoche, New York – Charlie Kaufman – États-Unis (2008)
  2. The Royal Tennenbaums – Wes Anderson – États-Unis (2001)
  3. La graine et le mulet – Abdel Kechiche –France (2007)
  4. Little Children – Todd Field – États-Unis (2006)
  5. Tokyo Sonata – Kiyoshi Kurosawa – Japon (2008)
  6. A History of Violence – David Cronenberg – Canada (2005)
  7. Hunger – Steve McQueen – Royaume-Uni (2008)
  8. Punch Drunk Love – Paul Thomas Anderson – États-Unis (2002)
  9. Team America – Trey Parker – États-Unis (2004)
  10. Martyrs – Pascal Laugier – France (2008)

  1. Entre les murs – Laurent Cantet – France (2008)
  2. Ken Park – Larry Clark et Edward Lachman – États-Unis (2002)
  3. Pan’s Labyrinth – Guillermo Del Toro – Mexique (2006)
  4. The time that remains – Elia Suleiman – Royaume-Uni (2009)
  5. Let the right one in – Tomas Alfredson – Suède (2008)
  6. Le scaphandre et le papillon – Julian Schnabell – France (2007)
  7. The Queen – Stephen Frears – Royaume-Uni (2006)
  8. The Imaginarium of Dr. Parnassus – Terry Gilliam – Royaume-Uni (2009)
  9. Casino Royale – Martin Campbell - Etats-Unis (2006)
  10. Children of men – Alfonso Cuaron – États-Unis (2006)

  1. Atonement – Joe Wright – Royaume-Uni (2007)
  2. No Country for Old Men – Joel et Ethan Coen – États-Unis (2007)
  3. Sweet Sixteen – Ken Loach – Royaume-Uni (2002)
  4. Parle avec elle – Pedro Almodovar – Espagne (2003)
  5. Le fils – Jean-Pierre et Luc Dardenne – Belgique (2002)
  6. Tropic Thunder – Ben Stiller – États-Unis (2008)
  7. Hot Fuzz – Edgar Wright – Royaume-Uni (2007)
  8. Continental, un film sans fusil – Stéphane Lafleur - Canada (2007)
  9. The Edge of Heaven – Fatih Akin - Allemagne (2007)
  10. Eternal Sunshine of the Spotless Mind – Michel Gondry – États-Unis (2004)

  1. Superbad – Gregg Motola – États-Unis (2007)
  2. Brokeback Mountain – Ang Lee – États-Unis (2005)
  3. La donation – Bernard Émond – Canada (2009)
  4. Ichi the killer – Takashi Miike - Japon (2001)
  5. Thirst – Chan Park Wook – Corée du Sud (2009)
  6. Two Lovers – James Gray – États-Unis (2008)
  7. King Kong – Peter Jackson – États-Unis (2005)
  8. La vie des autres – Florian Henckel von Donnersmark – Allemagne (2006)
  9. Mary and Max – Adam Elliot – Australie (2009)
  10. Poultrygeist – Lloyd Kaufman – Etats-Unis (2007)

Mentions honorables dans un ordre plutôt aléatoire:

The Dark Knight. Superman Returns. Batman Begins. The Wind that Shakes the Barley. Mister Lonely. The Incredibles. Les invasions barbares. Congorama. La neuvaine. Zoolander. Kill Bill volume 1 et 2. We own the night. Planet Terror. Hairspray. Inside Man. Sunshine. Les témoins. Eastern Promises. Shaun of the Dead. The life aquatic with Steve Zissou. Oldboy. Babel. Drag me to hell. Persepolis. Control. Finding Nemo. Hellboy 1 et 2. Knocked Up. La mala educacion. C.R.A.Z.Y. Redbelt. Bully. Astérix et Obélix: Mission Cléopatre. Milk. A Serious Man. Gangs of New York. The Departed. The Aviator. City of God. Love Actually. Mean Girls. Nacho Libre. Talladega Nights. This is Englang. Avatar. L’enfant. Il Divo. Volver. Antichrist. The Darjeeling Limited. Crouching Tiger, Hidden Dragon. Far From Heaven. 12h08 à l’est de Bucarest......

Et tellement d’autres.

Et tous ces films que je n’ai pas encore vu.

Que je ne verrai peut-être jamais.

La vie peut être si douloureuse.

Extrait vidéo à venir...

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The Top 2009


Une autre belle année s'achève et votre animateur favori s'est fait un plaisir de compiler ses films préférés de l'an. Contrairement à ce que certains critiques avancent, 2009 nous a offert quelques très beaux films. On remerciera chaleureusement le Festival du Nouveau Cinéma pour quelques somptueuses découvertes (Guiraudie, Ghobadi, Larrieu, Elliot) ainsi que monsieur André Habib pour avoir brassé la cage dorée du cinéma «de qualité» bien de chez nous avec son texte Mortes tous les après-midis. Un au revoir est de mise à de grands disparus, à Gilles Carle bien entendu, mais aussi à Pierre Falardeau, pour qui votre humble serviteur avait une certaine admiration vu son statut de grand baveux.

Et un merci tout particulier aux amis Tarantino, Haneke, Suleiman et Gilliam pour les grands films de l'année (grand dans le sens de très grand). Bon, suffit les sentiments, place aux palmarès.

1. Mary and Max – Adam Elliot
J'en ai parlé plusieurs fois, et j'en parlerai encore longtemps, le premier long métrage d'Adam Elliot a été pour moi une des plus belle surprise des dernières années. Vu au FNC alors que j'allais voir quelque chose de probablement moins stimulant, il se hisse en haut de ma liste pour ses qualités expressives et cinématographique. Le vrai grand premier film de l'année. Sortie en DVD le 26 janvier prochain.

2. Inglourious Basterds – Quentin Tarantino
Quentin qui revient à ses racines, le dialogue de haut niveau. Après les correctes Kill Bill et le sympathique Death Proof, il signe son plus ambitieux et plus grand film. Merci Quentin. Disponible en DVD.

3. The Imaginarium of Dr. Parnassus – Terry Gilliam
Il est, lui aussi, de retour! Mon chouchou, mon conteur préféré, monsieur Gilliam nous offre avec Parnassus son meilleur film depuis Munchaussen. Rattraper la mort de son acteur principal en plein tournage de manière aussi originale et flamboyante mérite tous les honneurs. Sortie en salles le 25 décembre.

4. Le roi de l’évasion – Alain Guiraudie
Un autre surprise de taille. J'ai vu ce titre dans les Cahiers de juin où on n'en parlait qu'en bien. Une jeune arabe de 16 ans tombe amoureuse d'un homosexuel dans la quarantaine vendeur de tracteurs et fan de cyclisme, il fuiront ensemble la police et le père de la jeune fille vers une quelconque liberté. En parallèle, une contrebande de racines qui donnent une trique d'enfer. Tout ça et bien plus encore... que du bonheur. Sortie en salles en mars prochain.

5. The time that remains – Elia Suleiman
Selon Helen Faradji, rédactrice du petit texte sur le film dans le programme du FNC, Suleiman est un mélange entre Buster Keaton et Jacques Tati. Que pouvons-nous demander de mieux? Sur fond d'occupation israélienne à Jérusalem, une grande comédie dévastatrice. La sortie en salles n'est pas encore déterminée, mais le film est distribué par E1.

6. Two Lovers – James Gray
Son film le plus beau et plus maîtrisé. Après l'excellent We own the night, Gray refait affaire avec Phoenix pour son dernier rôle au cinéma (après une sortie de scène assez disgracieuse). Cet acteur de génie, paix à son âme, incarne un personnage magnifique de subtilités et d'ambiguïtés. La plus belle histoire d'amour cette année. Disponible en DVD.

7. Le ruban blanc – Michael Haneke
Je n'aime pas l'expression chef d'œuvre, mais des fois il faut se laisser aller, et admettre. Un film qui explore le les fondements mêmes de l'âme allemande. La rigueur, la discipline remise en question d'une façon magistrale par le plus grand des réalisateur actif. Une Palme d'or amplement méritée, peu importe ce que ça veut dire. Sortie en salles en février prochain.

8. La donation – Bernard Émond
Comment clore une trilogie à la perfection? Avec cette ode à la région, à la mort, Émond explore certains thèmes observés par Depardon dans son grandiose La vie moderne, sortit l'an passé. Une Elyse parfaite, la photo signée Mishara n'a jamais été aussi splendide, et révélatrice. Magnifique. Présentement en salles.

9. Observe and Report – Jody Hill
Me voici devant l'écran, en avril dernier, au AMC Forum, alors que je regarde ce film. «Quoi? Mais... hen? Qu'est-ce que... quoi?? Oh! Ah! iiiihh. ouf. wow!» Si la nouvelle comédie américaine ressemble à ça, nous sommes entre bonnes mains. Disponible en DVD.

10. Avatar – James Cameron
Tout est dans le titre.

11. Fantastic Mr. Fox – Wes Anderson
12. Drag me to hell – Sam Raimi
13. Thirst – Park Chan Wook
14. Where the wild thing are – Spike Jonze
15. A serious man – Joel and Ethan Coen
16. Whatever Works – Woody Allen
17. An Education – Lone Sherfig
18. Les signes vitaux – Sophie Deraspe
19. Star Trek – J.J. Abrams
20. Trash Humpers – Harmony Korine
Petit mot sur cette dernière position du top 20. J'adore Harmony Korine. Je l'adore. Il fallait que son film, aussi insupportable soit-il, se retrouve dans cette liste. Félicitations Harmony pour ce morceau de bravoure, ce doigt d'honneur majestueux, c'est ton Idioterne, mais en plus drôle.


Les mentions honorables :
Antichrist – Lars Von Trier
Capitalism : A love story – Michael Moore
The Limits of Control – Jim Jarmusch
Carcasses – Denis Côté
Oss 117 : Rio ne répond plus – Michel Hazanavicius
Funny People – Judd Appatow
Les lascars – Emmanuel Klotz

Le film qui n'a profité d'aucune projection en salles au Québec mais qui aurait facilement fait mon top 5: Looking for Eric - Ken Loach.

J'attend de voir:
A single man – Tom Ford
Un prophète – Jacques Audiard
Fish Tank – Andrea Arnold
Les herbes folles – Alain Resnais
Enter the void – Gaspar Noe
Vengeance – Johnny To
À l’origine – Xavier Gianolli
Police, adjectif – Corneliu Porumboiu
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