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Pour vous faire patienter jusqu'au 25 décembre, date où je proposerai mon top 50 de mes meilleurs films des années 2000, voici quelques uns de mes chouchous de cette décennie, certains films qui n'ont pas trouvé leur place dans mon top, mais que j'affectionne particulièrement.
The wind that shakes the Barley de Ken Loach
Les invasions barbares de Denys Arcand
Un film hautement estimé par la populace, peut-être un peu trop... Arcand a certainement fait mieux dans les années 1970, mais Les invasions reste un objet fascinant que j'aime beaucoup.
Du grand Gilliam, peut-être pas à la hauteur de son dernier (Dr. Parnassus) mais un des meilleurs film complètement tordu que j'ai vu cette décennie.
Hairspray d'Adam Shankman
The Incredibles de Brad Bird
Tropic Thunder de Ben Stiller
Digne héritier de Mel Brooks, Stiller signe avec ce film une grande comédie. Mais Zoolander est un peu plus drôle.
Control d'Anton Corbjin
Tout un film que ce Control, meilleur à chaque écoute, mais bon, il faut faire des choix.
Mister Lonely d'Harmony Korine
Celui-là, je suis le seul à l'aimer, mais je maintient qu'il fait d'Harmony Korine un vrai prodige du film «difficilement supportable». Trash Humpers en est la suite logique.
Far from Heaven de Todd Haynes
Difficile de choisir un Todd Haynes. Mais malheureusement ce film n'arrive pas au niveau du sommet atteint avec son parfait I'm not there.
Portrait Critique #1 - Helen Faradji
Du Droit au 7e art
Arrivée au Québec après une maîtrise en droit pour faire un second mémoire en sciences politiques cette fois, c’est au 2e étage de l’Université de Montréal qu’Helen Faradji est tombée sur le département de cinéma. «C’est un truc qui bouillonnait en moi depuis très longtemps et je ne sais pas si c’est le hasard ou le destin. Alors j’ai pris mon courage à deux mains et je me suis inscrite en cinéma. J’ai fais une petite propédeutique et j’ai pu m’inscrire directement en maîtrise.»
La critique lui permit donc de mêler son désir du journalisme et sa passion pour le cinéma. D’abord dans quelques journaux étudiants en France où elle signa quelques critiques, articles et entrevues, pour ensuite aller vers la radio communautaire de Strasbourg et c’est grâce à CISM qu’elle a pu continuer à évoluer dans ce médium à Montréal.
C’est le cinéaste Denis Côté, qui dirigeait alors la section cinéma du journal ICI, qui lui permit d’entrer dans le monde de la critique de cinéma. S’en suivi son entrée chez 24 images, et après un an chez Atopia comme distributrice, on lui offrit le poste de rédactrice en chef du http://www.revue24images.com/.
La Cinéphilie
«Un critique se doit d’être curieux, ne peut pas avoir d’œillères, on est drivé par la curiosité. […] Moi ce qui me donne envie de me lever le matin, c’est de découvrir un film qui va me jeter à terre.»
La curiosité est donc un choix évident dans son approche du cinéma. Ne pouvant se permettre la moindre petite fermeture d’esprit, elle se réserve par contre le droit à certaines préférences, certaines attentes, particulièrement pour ses auteurs fétiches. Tarantino lui ayant fait découvrir la cinéphilie, c’est donc à lui qu’elle mettra plus de pression, envers qui elle aura plus d’attentes.
«C’est certain que je l’ai placé très très haut, et il faut qu’il reste à cette hauteur-là pour continuer à me plaire. C’est peut-être un peu injuste, mais en même temps je pense qu’on a le droit d’exiger ça des auteurs qu’on aime.»
Cette préférence, qu’elle aura aussi pour Gus Van Sant, ou les frères Coen, fait partie se toute la subjectivité présente dans ses écrits. «On est pas des robots!» s’exclame-t-elle, prônant d’abord et avant tout la personnalité de l’auteur dans son texte, au même titre que celle du cinéaste dans son film.
Celle qui occupe une place de choix parmi les critiques de films ne perçoit aucune différence entre son travail et celui d’un homme. Il n’y a pas, pour elle, de films de filles ou de films de gars, il y a des films. Grâce aux rédacteurs en chef avec qui elle a travaillé, et grâce à son poste au sein du 24 images version web, elle a évité la catégorisation «critique-fille» sur laquelle s’appuient certains médias lorsque vient le temps de diviser la tâche entre les rédacteurs. Peut-être qu’elle ne le dégage simplement pas, ou peut-être aussi à cause de son amour pour un cinéma plus «masculin» comme le film noir, mais jamais on ne l’a placé dans cette branche, jamais on ne lui a dit «va écrire sur ce film, c’est un film de filles».
Dans l’amour du film noir, il y a celui pour la femme fatale, la femme forte. Ce sont ces personnages qui lui plaisent et qu’elle retrouve beaucoup chez son auteur fétiche, Tarantino. «Taratino, c’est des femmes fortes, qui n’attendent pas qu’un gars vienne s’occuper d’elles ou décider de leur destinée à leur place.»
Si Helen Faradji veut amener quelque chose à la critique de cinéma, c’est d’améliorer ce lien avec le grand public qui se tisse tranquillement avec l’internet. Pousser plus loin l’idée du simple blogue pour élaborer une vraie relation de débat entre les critiques et les cinéphiles. Éviter que les critiques soient confinés dans leur tour, au-dessus du reste, à déterminer ce qui est bon et ce qui ne l’est pas et permettre aux public de dialoguer avec eux. Et le grand rêve : peut-être, un jour, une émission de radio du dimanche réunissant plusieurs critiques différents qui discutent de manière ludique mais intelligente sur des films.
«Je ne sais pas si ça se peut, puisqu’on a moins le goût du débat, mais on sent que ça vient, cette envie d’échanger. Et une émission comme ça, ça ferait un bien fou pour alimenter la réflexion autour du cinéma.»
Touch of Evil d’Orson Welles
Le Show
C'est dans une salle pleine à craquer d'une foule surexcitée que votre animateur chéri est allé voir le second volet de la saga Twilight: New Moon. Et quelle soirée!Je n'arrivais pas a y croire, les gens gloussaient, s'esclaffaient, hurlaient, le délire total! La nouvelle aventure de Bella et Edward a une seule véritable qualité, qui nous a permis de passer une telle soirée: ce film ne cesse de bouger; des rebondissements, il y en a toutes les 3 minutes, du presque "french" entre Bella et Jacob au combat de vampires en accéléré/ralenti, en passant par les transformations en loups d'une rare virilité.
Des moments comme ça, i
l y en a des tonnes, et c'est ce qui a permis à la foule de recréer l'ambiance d'un film d'ouverture de Fantasia (carrément! mais sans les Nintendo Ds). J'ai été le premier étonné de voir à quel point cette foule remplie d'adolescents avait un regard aussi cynique face à ce film qui sera probablement un énorme succès.Ça riait aux éclats lors de ces moments prévus pour l'émotion intense (oh oui, très intense) et, comble du bonheur, une salve d'applaudissements gigantesque lorsque le personnage de Jacob marche sous la pluie sans son chandail... célébrations entamées par votre animateur favori! Quelle moment de fierté.
On ne peut parler ici d'un plaisir coupable, car le véritable plaisir n'était pas sur l'écran, mais bien dans la salle et personne ne se sentait coupable de rire bien fort des intenses aventures de Bella. Personne n'a véritablement apprécié le film, mais tout le monde a adoré le party!

Le vrai film de la semaine

Si vous ne me croyez pas, regardez la bande-annonce.
L'oeil artificiel
Un petit périple dans des magasins de DVD du vieux continent m'a permis de découvrir une collection diablement intéressante.Artificial Eye est basé au Royaume-Uni et distribue sur ce territoire un vaste catalogue de films d'hier et d'aujourd'hui. Dans les plus récents, on note Il Divo, Entre les murs et Waltz with Bashir. Dans le moyennement vieux: plusieurs Loach, Kaurismaki, Kusturica, Kieslowski. Et dans le plus agé: Varda, Tarkovsky, Vigo, Bresson et bien d'autres.
Quelques coffrets: The Essential Michael Haneke, The Agnès Varda Collection Volume 1, R.W. Fassbinder Collection Volume 1 et 2, The Hal Hartley Collection, etc.
Tout cela à des prix défiant toute logique. Alors que nos chers amis de chez Criterion (eh oui, encore eux) nous proposent des DVD à 40$, le prix moyen des films d'Artificial Eye est de 15 dollars canadiens!
Seul bémol, il faut être muni d'un lecteur multi-zones car Artificial Eye est une compagnie européenne, mais cela s'arrange ici.
Des films d'un peu partout dans le monde, et même des spectables de musique sont disponible chez ce distributeur oh combien fascinant. Une autre preuve qu'ils l'ont l'affaire, les Uropéens.
Note: les DVD Artificial Eye sont disponible sur le www.amazon.co.uk
Ma nouvelle accoutumance.
Plusieurs de mes amis utilisent ce site depuis déjà plusieurs années, mais c'est cete semaine que j'ai commencé à l'utiliser, et c'est merveilleux. DVD Aficionado sert de logiciel d'inventaire au collectionneurs de DVD comme moi, qui en ont trop pour pouvoir les compter chaques jours.
http://www.dvdaf.com/ offre la possibilité d'un inventaire complet de votre collection, et toutes les éditions disponibles sur le marché mondial s'y retrouvent. J'ai même réussi à trouver ma copie russe de Ken Park offerte pas un ami anonyme. Si vous ne trouvez pas une version d'un de vos DVD, il est même possible de la créer.

Et, comble du bonheur, il est possible de créer une wishlist, une liste de DVD que votre budget ne vous permet pas d'acheter, mais qui feront partie de votre collection un de ces jours. Mon nouvel outil de tous les jours, et surtout ma nouvelle accoutumance.
Le plus grand des Anderson

«The first director I was ever aware of was Alfred Hitchcock—before I even understood the idea of a director. That was the first time I was aware that there’s a guy who is not in the movie who’s on the front of the box.»
—Wes Anderson
Oh joie!
L'entrevue
Catherine Breillat
''After Fat Girl, my sister was very angry with me. And that has only ended now with Bluebeard. She’s seen the film and finds it magnificent, and we’ve been reconciled. But the problems between sisters are very complex. They deal with jealousy, with love, with rivalry, and their relationships are even more difficult in the teenage years, when sexuality is just coming out. It’s more complex because one of the two always seems more desirable, more attractive, while the other sister is more in the background, more of an observer, as you see in Fat Girl."
Festival du Nouveau Cinéma - Bilan


Mentions spéciales:
Amer de Bruno Forzani et Hélène Cattet
Mary and Max d'Adam Elliot
La plus belle surprise du festival (donc un film dont je n'avais pas entendu parlé, et que j'ai choisi d'aller voir au hasard): Mary and Max d'Adam Elliot.
Le plus beau générique: ex-aequo Amer de B. Forzani et H. Cattet et Trash Humpers d'Harmony Korine.
Pour ce qui est des défis FNC, je crois avoir remporté le prix de la photo jet-set avec cette magnifique image de moi, Denis Côté, et un plat de thaï express. Et, s'il ny a pas eu de changements depuis hier, je crois avoir vu le plus de films. Victoire!
Festival du Nouveau Cinéma - Jours 10 et 11


