Blog personnel de Nicolas.

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Une fin de session douloureuse et très demandante empêche votre animateur préféré d'alimenter son blogue.

Pour vous faire patienter jusqu'au 25 décembre, date où je proposerai mon top 50 de mes meilleurs films des années 2000, voici quelques uns de mes chouchous de cette décennie, certains films qui n'ont pas trouvé leur place dans mon top, mais que j'affectionne particulièrement.

The wind that shakes the Barley de Ken Loach
Il fallait retirer un Ken Loach. Il s'agit probablement de son moins bon des dernières années, malgré la Palme d'or.

Les invasions barbares de Denys Arcand
Un film hautement estimé par la populace, peut-être un peu trop... Arcand a certainement fait mieux dans les années 1970, mais Les invasions reste un objet fascinant que j'aime beaucoup.

Tideland de Terry Gilliam
Du grand Gilliam, peut-être pas à la hauteur de son dernier (Dr. Parnassus) mais un des meilleurs film complètement tordu que j'ai vu cette décennie.

Hairspray d'Adam Shankman
Irrésistible.

The Incredibles de Brad Bird
J'avais une très belle relation avec ce Pixar, jusqu'à ce que Wall-E vienne tout gâcher.

Tropic Thunder de Ben Stiller
Digne héritier de Mel Brooks, Stiller signe avec ce film une grande comédie. Mais Zoolander est un peu plus drôle.

Control d'Anton Corbjin
Tout un film que ce Control, meilleur à chaque écoute, mais bon, il faut faire des choix.

Mister Lonely d'Harmony Korine

Celui-là, je suis le seul à l'aimer, mais je maintient qu'il fait d'Harmony Korine un vrai prodige du film «difficilement supportable». Trash Humpers en est la suite logique.

Far from Heaven de Todd Haynes
Difficile de choisir un Todd Haynes. Mais malheureusement ce film n'arrive pas au niveau du sommet atteint avec son parfait I'm not there.

Mon top 50 suivra, le jour de Noël!
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Portrait Critique #1 - Helen Faradji

Voici le premier d'une série de portraits de crititques de cinéma québécois.

Helen Faradji occupe une place privilégiée au sein de la critique cinématographique québécoise. Son poste de rédactrice en chef du http://www.revue24images.com/ lui permet d’aborder le cinéma au sens large, dans son ensemble, tout le cinéma. Portrait d’une cinéphile en puissance évoluant dans un monde où les genres se croisent, s’entremêlent.

Du Droit au 7e art
Arrivée au Québec après une maîtrise en droit pour faire un second mémoire en sciences politiques cette fois, c’est au 2e étage de l’Université de Montréal qu’Helen Faradji est tombée sur le département de cinéma. «C’est un truc qui bouillonnait en moi depuis très longtemps et je ne sais pas si c’est le hasard ou le destin. Alors j’ai pris mon courage à deux mains et je me suis inscrite en cinéma. J’ai fais une petite propédeutique et j’ai pu m’inscrire directement en maîtrise.»

La critique lui permit donc de mêler son désir du journalisme et sa passion pour le cinéma. D’abord dans quelques journaux étudiants en France où elle signa quelques critiques, articles et entrevues, pour ensuite aller vers la radio communautaire de Strasbourg et c’est grâce à CISM qu’elle a pu continuer à évoluer dans ce médium à Montréal.

C’est le cinéaste Denis Côté, qui dirigeait alors la section cinéma du journal ICI, qui lui permit d’entrer dans le monde de la critique de cinéma. S’en suivi son entrée chez 24 images, et après un an chez Atopia comme distributrice, on lui offrit le poste de rédactrice en chef du http://www.revue24images.com/.

La Cinéphilie
«Un critique se doit d’être curieux, ne peut pas avoir d’œillères, on est drivé par la curiosité. […] Moi ce qui me donne envie de me lever le matin, c’est de découvrir un film qui va me jeter à terre.»

La curiosité est donc un choix évident dans son approche du cinéma. Ne pouvant se permettre la moindre petite fermeture d’esprit, elle se réserve par contre le droit à certaines préférences, certaines attentes, particulièrement pour ses auteurs fétiches. Tarantino lui ayant fait découvrir la cinéphilie, c’est donc à lui qu’elle mettra plus de pression, envers qui elle aura plus d’attentes.

«C’est certain que je l’ai placé très très haut, et il faut qu’il reste à cette hauteur-là pour continuer à me plaire. C’est peut-être un peu injuste, mais en même temps je pense qu’on a le droit d’exiger ça des auteurs qu’on aime.»

Cette préférence, qu’elle aura aussi pour Gus Van Sant, ou les frères Coen, fait partie se toute la subjectivité présente dans ses écrits. «On est pas des robots!» s’exclame-t-elle, prônant d’abord et avant tout la personnalité de l’auteur dans son texte, au même titre que celle du cinéaste dans son film.

Celle qui occupe une place de choix parmi les critiques de films ne perçoit aucune différence entre son travail et celui d’un homme. Il n’y a pas, pour elle, de films de filles ou de films de gars, il y a des films. Grâce aux rédacteurs en chef avec qui elle a travaillé, et grâce à son poste au sein du 24 images version web, elle a évité la catégorisation «critique-fille» sur laquelle s’appuient certains médias lorsque vient le temps de diviser la tâche entre les rédacteurs. Peut-être qu’elle ne le dégage simplement pas, ou peut-être aussi à cause de son amour pour un cinéma plus «masculin» comme le film noir, mais jamais on ne l’a placé dans cette branche, jamais on ne lui a dit «va écrire sur ce film, c’est un film de filles».

Dans l’amour du film noir, il y a celui pour la femme fatale, la femme forte. Ce sont ces personnages qui lui plaisent et qu’elle retrouve beaucoup chez son auteur fétiche, Tarantino. «Taratino, c’est des femmes fortes, qui n’attendent pas qu’un gars vienne s’occuper d’elles ou décider de leur destinée à leur place.»

Si Helen Faradji veut amener quelque chose à la critique de cinéma, c’est d’améliorer ce lien avec le grand public qui se tisse tranquillement avec l’internet. Pousser plus loin l’idée du simple blogue pour élaborer une vraie relation de débat entre les critiques et les cinéphiles. Éviter que les critiques soient confinés dans leur tour, au-dessus du reste, à déterminer ce qui est bon et ce qui ne l’est pas et permettre aux public de dialoguer avec eux. Et le grand rêve : peut-être, un jour, une émission de radio du dimanche réunissant plusieurs critiques différents qui discutent de manière ludique mais intelligente sur des films.

«Je ne sais pas si ça se peut, puisqu’on a moins le goût du débat, mais on sent que ça vient, cette envie d’échanger. Et une émission comme ça, ça ferait un bien fou pour alimenter la réflexion autour du cinéma.»

Les 11 films favoris d'Helen (parmis tellement d'autres):
Touch of Evil d’Orson Welles
Pulp Fiction de Quentin Tarantino
The Big Lebowski des frères Coen
Singing in the Rain de Stanley Donen et Gene Kelly
Some Like It Hot de Billy Wilder
The Misfits de John Huston
Keane de Lodge Kerrigan
Wild at Heart de David Lynch
From Here to Eternity de Fred Zinnemann
Elephant de Gus Van Sant
Saraband d’Ingmar Bergman
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Le Show

C'est dans une salle pleine à craquer d'une foule surexcitée que votre animateur chéri est allé voir le second volet de la saga Twilight: New Moon. Et quelle soirée!

Je n'arrivais pas a y croire, les gens gloussaient, s'esclaffaient, hurlaient, le délire total! La nouvelle aventure de Bella et Edward a une seule véritable qualité, qui nous a permis de passer une telle soirée: ce film ne cesse de bouger; des rebondissements, il y en a toutes les 3 minutes, du presque "french" entre Bella et Jacob au combat de vampires en accéléré/ralenti, en passant par les transformations en loups d'une rare virilité.

Des moments comme ça, il y en a des tonnes, et c'est ce qui a permis à la foule de recréer l'ambiance d'un film d'ouverture de Fantasia (carrément! mais sans les Nintendo Ds). J'ai été le premier étonné de voir à quel point cette foule remplie d'adolescents avait un regard aussi cynique face à ce film qui sera probablement un énorme succès.

Ça riait aux éclats lors de ces moments prévus pour l'émotion intense (oh oui, très intense) et, comble du bonheur, une salve d'applaudissements gigantesque lorsque le personnage de Jacob marche sous la pluie sans son chandail... célébrations entamées par votre animateur favori! Quelle moment de fierté.

On ne peut parler ici d'un plaisir coupable, car le véritable plaisir n'était pas sur l'écran, mais bien dans la salle et personne ne se sentait coupable de rire bien fort des intenses aventures de Bella. Personne n'a véritablement apprécié le film, mais tout le monde a adoré le party!



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Le vrai film de la semaine

Je me fâche rarement contre la distribution d'un film. Vivant dans la grande région de Montréal, j'ai accès à tous les films internationaux présentés au Québec. Quand Thirst, de Park Chan Wook, n'est disponible qu'au AMC Forum, ça ne me dérange pas outre mesure. Je me dis que ce film a déjà été vu par son public visé à Fantasia, et que je serai tranquille, seul dans la salle.

Le formidable film australien Mary and Max, d'Adam Elliot, aurait intérêt à être présenté dans toutes les salles québécoises. Tante Jacqueline de Jonquière saura apprécier la sensibilité et les subtilités de cette animation de haut qualibre autant que cousin Louis, à Sherbrooke. Et l'ami Jay, rue St-Vallier, Montréal versera autant de larmes que votre animateur chéri en a versé durant le FNC.


La distribution de Mary and Max est simplement honteuse. Ce film, un des plus accessibles que j'ai vu au Festival, n'est disponible qu'au AMC Forum en anglais, et au cinéma Beaubien avec sous-titres français. Alors qu'il profite d'un doublage en France, il est ici ignoré par les grands exploitants de salles, y compris par Cineplex. Il s'agit d'un fait très étonnant car votre humble serviteur s'attendait à pouvoir revoir ce film au Quartier Latin, et suggérer à sa maman d'aller le voir au cinéma du quartier Dix30 (pourquoi pas?); conseiller à Justine d'y emmener son copain Pierre-Olivier au Clap à Québec, et à ce cher Jean-François d'aller le voir au cinéma Ville-Marie pendant son séjour en Abitibi.

Mary and Max sera donc réservé à cette élite de cinéphiles vivant près de Montréal et qui connaissance l'existence du AMC Forum, qui parlent et/ou comprennent assez bien l'anglais, et qui ont dans leur poche au moins 13 dollars. Sinon, ceux qui connaissent le chemin pour aller jusqu'au cinéma Beaubien (moi, je ne le connais pas).

Autre problème, comme le film d'Adam Elliot n'est présenté qu'à Montréal dans les salles de «répertoire», il se retrouve en compétition avec les autres films réservés aux cinéphiles. Cette semaine, l'autre film qui sera présenté dans ces salles (et qui a même droit à quelques séances à Québec) c'est le bon, mais déjà bien trop populaire Antichrist de Lars Von Trier. Trop populaire car qu'il vole la vedette à cet autre film qui a bien plus intérêt à être vu, selon moi évidemment. Si Mary and Max avait été traité comme un film familial conventionnel, ce qu'il n'est naturellement pas, ce somptueux long métrage aurait probablement eu un beau succès au box office, et un succès mérité. Le Von Trier, en plus des cinéphiles fans de Lars, aura lui droit à plusieurs spectateurs en mal de scènes gore et sanglantes, mais qui en sortiront probablement déçus et/ou très (trop?) satisfaits.


Qu'à cela ne tienne, je prie mes amis et ma famille ne vivant pas dans la région métropolitaine de prendre la voiture ou de se payer un billet d'autobus pour venir voir «l'un des meilleurs films des dernières années» (-Louis Filiatrault dans son excellent texte sur Panorama-cinéma, Louis qui a aussi réalisé une entrevue avec Adam Elliot) au Forum ou au Beaubien, s'ils en trouvent le chemin.

Si vous ne me croyez pas, regardez la bande-annonce.

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L'oeil artificiel

Un petit périple dans des magasins de DVD du vieux continent m'a permis de découvrir une collection diablement intéressante.

Artificial Eye est basé au Royaume-Uni et distribue sur ce territoire un vaste catalogue de films d'hier et d'aujourd'hui. Dans les plus récents, on note Il Divo, Entre les murs et Waltz with Bashir. Dans le moyennement vieux: plusieurs Loach, Kaurismaki, Kusturica, Kieslowski. Et dans le plus agé: Varda, Tarkovsky, Vigo, Bresson et bien d'autres.

Quelques coffrets: The Essential Michael Haneke, The Agnès Varda Collection Volume 1, R.W. Fassbinder Collection Volume 1 et 2, The Hal Hartley Collection, etc.

Et même des titres québécois: Les invasions barbares et Le déclin de l'empire américain.

Tout cela à des prix défiant toute logique. Alors que nos chers amis de chez Criterion (eh oui, encore eux) nous proposent des DVD à 40$, le prix moyen des films d'Artificial Eye est de 15 dollars canadiens!

Seul bémol, il faut être muni d'un lecteur multi-zones car Artificial Eye est une compagnie européenne, mais cela s'arrange ici.

Des films d'un peu partout dans le monde, et même des spectables de musique sont disponible chez ce distributeur oh combien fascinant. Une autre preuve qu'ils l'ont l'affaire, les Uropéens.

Note: les DVD Artificial Eye sont disponible sur le www.amazon.co.uk
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Ma nouvelle accoutumance.

Je suis toujours plusieurs années en retard sur les phénomènes de l'internet. J'ai découvert IMDB en 2004, youtube à la fin 2007, et firefox hier.


Plusieurs de mes amis utilisent ce site depuis déjà plusieurs années, mais c'est cete semaine que j'ai commencé à l'utiliser, et c'est merveilleux. DVD Aficionado sert de logiciel d'inventaire au collectionneurs de DVD comme moi, qui en ont trop pour pouvoir les compter chaques jours.

http://www.dvdaf.com/ offre la possibilité d'un inventaire complet de votre collection, et toutes les éditions disponibles sur le marché mondial s'y retrouvent. J'ai même réussi à trouver ma copie russe de Ken Park offerte pas un ami anonyme. Si vous ne trouvez pas une version d'un de vos DVD, il est même possible de la créer.




Et, comble du bonheur, il est possible de créer une wishlist, une liste de DVD que votre budget ne vous permet pas d'acheter, mais qui feront partie de votre collection un de ces jours. Mon nouvel outil de tous les jours, et surtout ma nouvelle accoutumance.
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Le plus grand des Anderson

Les grands esprits se rencontrent, Arnaud Desplechin et Wes Anderson en conversation, que du bonheur!


«The first director I was ever aware of was Alfred Hitchcock—before I even understood the idea of a director. That was the first time I was aware that there’s a guy who is not in the movie who’s on the front of the box.»
—Wes Anderson

Oh joie!

L'entrevue
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Catherine Breillat

Son dernier film, Barbe Bleue, était présenté au 38e Festival du Nouveau Cinéma. Il s'agit d'un film télé surprenant, classique avec une touche de modernité très bien amenée. Voici un extrait d'une entrevue réalisée pour le site de la collection Criterion. Comme dans son film édité sur Criterion À ma soeur!, Barbe Bleue aborde le sujet des liens entre soeurs. Breillat y parle de sa relation avec sa propre frangine.

''After Fat Girl, my sister was very angry with me. And that has only ended now with Bluebeard. She’s seen the film and finds it magnificent, and we’ve been reconciled. But the problems between sisters are very complex. They deal with jealousy, with love, with rivalry, and their relationships are even more difficult in the teenage years, when sexuality is just coming out. It’s more complex because one of the two always seems more desirable, more attractive, while the other sister is more in the background, more of an observer, as you see in Fat Girl."

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Festival du Nouveau Cinéma - Bilan

Après ces 11 jours de festivités et une bonne nuit de sommeil, je peux maintenant établir mon palmarès du Festival. Il sera évidemment totalement différent de celui du jury, qui a donné la Louve d'or Quebecor à ce film pompeux et ridicule qu'est Canine. Je n'ai pas vu tous les films de la sélection internationale, donc mon palmarès s'étant sur toutes les sections, dans une sélection de 30 films que j'ai pu voir.



Voici d'abord mon top 5:
Le temps qu'il reste d'Elia Suleiman
Le roi de l'évasion d'Alain Guiraudie
Les signes vitaux de Sophie Deraspe
Les derniers jours du monde des frères Larrieu
Le Ruban Blanc de Michael Haneke



Mentions spéciales:

Amer de Bruno Forzani et Hélène Cattet

Mary and Max d'Adam Elliot

La plus belle surprise du festival (donc un film dont je n'avais pas entendu parlé, et que j'ai choisi d'aller voir au hasard): Mary and Max d'Adam Elliot.

Le plus beau générique: ex-aequo Amer de B. Forzani et H. Cattet et Trash Humpers d'Harmony Korine.

Du côté des mauvais film, je donne à Canine de Yorgos Lathimos le prix du navet surrestimé. Mention spéciale à Nuages sur la ville de Simon Galiero. (on peut voir ici que je ne serai jamais sélectionner dans le jury du festival)

Même si la sélection de films n'était pas à la hauteur de celle de l'an dernier, la vie festivalière était hautement divertissante. Entre les rencontres avec les réalisateurs, les soirées de la louve, des conférences et le flot continu de café pour me garder éveiller pendant toutes ces projections, j'ai trouvé le temps de faire quelques découvertes, dont une: un petit restaurant sans enseigne, tout près du Cinéma du Parc. Impossible de s'y rendre sans connaître le chemin, un peu comme le village des Schtroumpfs. L'endroit propose une excellente pizza aux saucisses italiennes de grande qualité à un prix modique. Accompagné d'une salade et de pain à l'ail gratiné, le tout est servit par un personnel sympathique et dévoué.

Pour ce qui est des défis FNC, je crois avoir remporté le prix de la photo jet-set avec cette magnifique image de moi, Denis Côté, et un plat de thaï express. Et, s'il ny a pas eu de changements depuis hier, je crois avoir vu le plus de films. Victoire!
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Festival du Nouveau Cinéma - Jours 10 et 11

C'est maintenant terminé. Après 11 jours de pure folie filmique, votre animateur préféré peut maintenant se reposer et revenir sur les expériences qu'il a vécues lors du festival.

Mais tout d'abord, revenons sur les deux derniers jours.

Jour 10

Le tout commence avec Barbe Bleue, le dernier Catherine Breillat. Je n'aurais jamais cru dire ça un jour, mais moins il y a de parties génitales dans les films de cette cinéaste française, meilleurs je les trouve. Barbe Bleue est présenté sous sa forme la plus classique, mais avec une touche moderne subtile et très surprenante. Du vrai bonbon.

C'est seulement 20 minutes après mon visionnement d'Amer que j'ai compris que ça m'avait plu. Mis à part une seconde partie pas très en lien avec le reste (un court métrage au quel on a collé une première et une troisième partie), ce film est un vibrant hommage au cinéma d'horreur italien d'Argento, Bava et compagnie. Une expérience sensorielle mise en scène de main de maître et bourrée de délicieuses références. Toute une ride.


Je ne connaissais rien de Pedro Costa, seulement quelques commentaires d'amis le qualifiant de «grand cinéaste». Son dernier films m'a permis de découvrir un artiste à la démarche frappante, abordant le monde de l'art avec un regard unique. Un plan m'a particulièrement marqué dans Ne Change Rien, un plan épaule sur Jeanne Balibar alors qu'elle répète pour l'opéra un morceau d'Offenbach¸en compagnie de sa prof de chant. On retrouve dans ce plan toute la force du film de Costa, qui possède une forme peu commune et impeccable.

Jour 11

C'était prévisible, on le savait tous, on en était certain. C'est finalement vrai, Le Ruban Blanc est un chef d'oeuvre, dans le grand et majestueux sens du terme. On pense à un cinéma plus vieux (mais qui ne vieilli pas), et à Bergman évidemment dans l'exécution. Mais la présence d'Haneke au niveau moral surplombe ce film monumental, explorant l'esprit allemand du début du siècle. Sans devenir une leçon d'histoire, l'auteur joue sur l'étrangeté pour élaborer une réflexion sur les origines de ce qui se passera quelques années plus tard dans le pays. Michael Haneke, qui nous a habitué à des récits plus complexes, arrive cette fois avec une histoire somme toute classique, mais parfaitement menée, ce qui renforce admirablement son propos. Je n'aime pas trop utiliser ce qualificatif, j'essaie de ne pas l'employer à la légère, mais Le Ruban Blanc est un vrai chef d'oeuvre qui marquera la décennie.


The Wild Hunt, le premier long métrage d'Alexandre Franchi, propose une vision peu flatteuse des grandeures nature médiévales. On s'en moque, on les ridiculise, on les fait passer pour les malades mentaux, mais on s'amuse! De l'humour, du sang, et plein d'action. Divertissant, sans plus.
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