"Ling, c'est ta ligne, Ling." - Kung Pow

J'ai compris qu'on m'a mise au monde pour conseiller des cinéphiles quand j'ai constaté que mon film favori est évalué à 12% sur Rotten Tomatoes.

Oh fudge

Scarface, version propre.

Un classique revisité par Marc Klasfeld, réalisateur de plus de 200 vidéoclips (dont Girlfriend de *NSync...).

À quand Octobre par Louis-Philippe Eno?

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EXCLUSIF - Jutra

Exclusif, peut-être pas. Je n'en suis pas certaine. Qu'importe, quel titre!

Pedro Pires (meilleur court métrage pour Danse macabre) co-réalise présentement une adaptation cinématographique de Lipsynch, pièce de Robert Lepage. Le récit est axé sur le personnage de Michelle.

Plus de détails lors de l'émission. Photos de la cérémonie au courant de la semaine (et Marie-Lise Rousseau sait tirer profit de ses sujets). Extraits audios extraordinaires ce jeudi, dès 17 heures.

Et si vous voulez tout savoir quant à la fête suivant l'évènement, François Arnaud a cassé une coupe pleine de vin, puis Michel Côté veille tard.


Écran total était là et a tout vu.

Bonne nuit.

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RVCQ - Retour premier

Lost song - Rodrigue Jean
Un départ solide pour mes rendez-vous. Un film qui, selon les dires de Jean, a eu de la difficulté à trouver preneurs étant donné son sujet épineux: ''Ce n'est pas le genre de sujet que les gens recherchent, ces temps-ci''. Mettant en scène un couple fatigué aux soins d'un enfant naissant, Lost song est effectivement une oeuvre agressante, difficile à gérer, à voir évoluer. Néanmoins, vous devriez vous y risquer.

Man an ocean + Rafaël Ouellet
Man an ocean, en concert, ça vaut la peine d'être entendu. Avec des images de la magnifique Carla Turcotte, filmées par Rafaël Ouellet (projetées sur divers écrans et en plusieurs teintes), ça vaut aussi la peine d'être vu. On en redemande.

Party sexxx et cinéma
Le genre de fête qui nous emballe un peu moins. Mais bon, nous ne sommes pas restés longtemps, donc nous avons peut-être manqué le coeur de cette sensuelle soirée. Salutations aux hommes à casquettes de cuir et aux serveurs habillés de latex. Photo-témoignage de notre engouement...


New Denmark - Rafaël Ouellet
En ai déjà parlé sur ce site et à l'émission (dans le cadre du FNC et de notre rétrospective de 2009). J'aime beaucoup. Ne m'étenderai pas sur le sujet, sinon ce blog va bien finir par n'être qu'à propos de New Denmark et de Robert Downey Jr.

Bon samedi,

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Je te déteste

Je te déteste. Et je te jure que je suis d’un naturel aimant. J’ai l’amour facile, vraiment. Mais quand tu ris devant un pénis nu, que tu cries des indications aux acteurs, que tu réponds à ton cellulaire pendant la projection, que tu rigoles alors que je me tords au rythme des coups assénés à un monstre et que tu expliques à ta nunuche d’amie à quel point Claude Legault est beau, je t’assure que je te ferais des choses affreuses. Bruno Hamel style.

Parce que si tu as envie de regarder Les sept jours du Talion de manière détachée, puérile et insouciante, ça me va. Mais, de grâce, tais-toi et laisse-moi m’extasier devant les cadres de Podz (et la réalisation en générale, et le scénario et les acteurs et les cadres. Dieu que j’aime ses cadres.).

Merci, je te hais. Conne.

Amicalement,
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L'échelle du bonheur

Regarder Robert Downey Junior – 10
Parler de Guillaume et son absence d’émotion – 8
Regarder la bande-annonce de Clash of the titans en soupirant – 5
Vivre à Farnham - 3
Lécher le poil d’un chien – 0,87
Lécher le poil d’un chien auquel je suis allergique – 0,4
Regarder tous les films mettant en vedette Sandra Bullock – 0,1

Après vous avoir partagé mon point de vue sur l’horrible The blind side et le pathétique All about Steve, je m’excite le poil de jambes en pensant à jeudi, car je pourrai enfin vous parler de The Proposal. Soyez là, sinon je me serai torturée pour rien. Merci.
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2009, 342 films, 7 minutes

J'ai vu ceci sur le www.dominicarpin.ca, je me suis dit ''C'est une rétrospective bien plus complète que celle d'Écran Total''.

Je vous l'offre donc, en toute humilité.

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2000otron

Je n'aime pas les introductions.

Je suis ''mainstream''.

Constat: 2007 fut une bien bonne année.

50- Michael Clayton, Tony Gilroy, États-Unis (2007)
49- Battle royale, Kinji Fukasaku, Japon (2000)
48- Ali, Michael Mann, États-Unis (2001)
47- Accross the universe, Julie Taymor, États-Unis (2007)
46- Nacht, Doris Dörrie, Allemagne (2002)
45- Juno, Jason Reitman, États-Unis / Canada (2007)
44- Moulin Rouge, Baz Luhrmann, Australie / États-Unis (2001)
43- Finding Neverland, Marc Forster, États-Unis / Angleterre (2004)
42- Funny People, Judd Apatow, États-Unis (2009)
41- Poultrygeist, Lloyd Kaufman, États-Unis (2007)

40- Big Fish, Tim Burton, États-Unis (2004)
39- Cidade de Deus, Fernando Meirelles, Brésil / France (2002)
38- American Psycho, Mary Harron, États-Uns / Canada (2000)
37- Wall-E, Andrew Stanton, États-Unis (2008)
36- About a boy, Chris et Paul Weitz, Angleterre/États-Unis (2002)
35- Mary and Max, Adam Elliot, Australie (2009)
34- Ocean’s Eleven, Steven Soderbergh, États-Unis (2001)
33- The departed, Martin Scorsese, États-Unis / Hong Kong (2006)
32- Vicky Cristina Barcelona, Woody Allen, États-Unis/Espagne (2008)
31- Un crabe dans la tête, André Turpin, Canada (2002)

30- Should I really do it?, Ismail Necmi, Turquie (2009)
29- Bowling for Columbine, Michael Moore, Canada / États-Unis (2002)
28- Shadow of the vampire, E. Elias Merhige, Angleterre/É-U (2001)
27- Borat, Larry Charles, États-Unis (2006)
26- Vanilla sky, Cameron Crowe, États-Unis (2001)
25- The Virgin Suicides, Sofia Coppola, États-Unis (2000)
24- Tropic Thunder, Ben Stiller, États-Unis / Angleterre (2008)
23- There will be blood, Paul Thomas Anderson, É-U (2008)
22- El laberinto del fauno, Guillermo Del Toro, Espagne/Mexique (2007)
21- Changeling, Clint Eastwood, États-Unis (2008)

20- Love actually, Richard Curtis, Angleterre / États-Unis (2003)
19- Dancer in the dark, Lars Von Trier, Danemark/ Allemagne (2000)
18- Far from heaven, Todd Haynes, États-Unis / France (2002)
17- Astérix et Obélix mission Cléopatre, Alain Chabat, France (2002)
16- Eternal sunshine of the spotless mind, Michel Gondry, É-U (2004)
15- Elephant, Gus Van Sant, États-Unis (2003)
14- Ken Park, Larry Clark et Ed Lachman, États-Unis / Pays-Bas (2003)
13- The Darjeeling limited, Wes Anderson, États-Unis (2007)
12- Almost famous, Cameron Crowe, États-Unis (2000)
11- Les invasions barbares, Denys Arcand, Canada / France (2003)

10- Antichrist, Lars Von Trier, Danemark / Allemagne / France (2009)
9- Das weisse band, Michael Haneke, Autriche / Allemagne (2009)
8- Oldboy, Chan-Wook Park, Corée du Sud (2003)
7- Milk, Gus Van Sant, États-Unis (2009)
6- Hable con ella, Pedro Almodovar, Espagne (2002)
5- Brokeback Mountain, Ang Lee, Canada / États-Unis (2006)
4- Inglorious Basterds, Quentin Tarantino, É-U/Allemagne (2009)
3- Into the wild, Sean Penn, États-Unis (2007)
2- I’m not there, Todd Haynes, États-Unis / Allemagne (2007)
1- The Royal Tenenbaums, Wes Anderson, États-Unis (2001)

Film qui surclasse tout: Kung Pow.

Tout cela est très discutable.

Vraiment très discutable et pas mal girly.

2010 - décennie où je cesserai d'être une fillette.

Discutons.
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La liste des 20


Demain, le 25 décembre, sortiront en salles une tonne de films prometteurs (comprendre: Sherlock Holmes).

J’ose tout de même, ne serait-ce que pour suivre la vague, vous présenter dès aujourd’hui la liste des 20 films, vus au cinéma, en 2009, qui m’ont...Vous connaissez la chanson.

Les introductions de listes, c’est ennuyant, je trouve.

1- Inglorious Basterds – Quentin Tarantino
2- Should I really do it? - Ismail Necmi
3- Mary and Max - Adam Elliot
4- Whatever works – Woody Allen
5- Two lovers – James Gray
6- Funny People – Judd Appatow
7- Vampire girl vs Frankenstein girl - Yoshihiro Nishimura et Naoyuki Tomomatsu
8- Fantastic Mr. Fox – Wes Anderson
9- Antichrist – Lars Von Trier
10- Los Abrajos Rotos – Pedro Almodovar
11- The Trotsky – Jacob Tierney
12- La merditude des choses – Felix Van Groeningen
13- The men who stare at goats - Grant Heslov
14- J’ai tué ma mere – Xavier Dolan
15- The Hangover – Todd Phillips
16- A serious man – Joel et Ethan Cohen
17- New Denmark – Rafael Ouellet
18- Trash Humpers – Harmony Korine
19- Taking Woodstock – Ang Lee
20- Pirate radio – Richard Curtis

Oui, il me manque plein de gros titres. Non, je n'ai pas de vacances. Oui, je vais les regarder. Bientôt.

En passant, Joyeux Noël.
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Le problème

Le problème avec la radio étudiante: la fin de session.

Vous vous ennuyez de nous? Heureusement, nous vous préparons une émission de feu pour demain. À ne pas manquer: ma chronique ''Conspirations '90'', de quoi alimenter toutes vos conversations du temps des fêtes.

Paix, liberté et amour pour tous.
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Wes Anderson, mon amour

Je n’ai absolument rien vu. Qu’une infime parcelle d’art, qu’un minime aperçu de ce qui a été fait, de ce qui peut se faire au cinéma. C’est donc en étant entièrement consciente de mon ignorance, de mes croûtes à manger, des milliers de classiques qu’il me reste à voir et de mon enthousiasme souvent trop débordant que je déclare aujourd’hui mon amour désormais inconditionnel pour Wes Anderson.

C’est probablement hormonal ou biologique. Son cinéma répond à tous mes besoins. Insérer un Wes Anderson dans mon lecteur DVD, c’est un peu comme, à la fois forcer ma mère à me bercer en me nourrissant de pâté au poulet, me faire violence en regardant les photos d’un être cher mort et m’appliquer un masque hydratant pour le visage. Et il sent vraiment bon. Se taper la filmographie d’Anderson, c’est en fait accepter d’être bousculée par l’efficacité de ses images et la douleur de ses personnages, tout en se laissant aspirer par leur quête, leur folie et leur discours, souvent si tendre.

Ayant comme thème de prédilection la famille, Anderson ne peut manquer sa cible. Explorant les maux multiples de l’enfance et des liens filiaux, il joue avec cet aspect de notre vie qui nous a tous déjà blessés. Personne ne sort intact de son enfance, ou de sa famille. Nos bobos, Anderson les gratte tous. La peur de la paternité, l’absence parentale, la dispersion et l’isolement des membres d’une famille, l’amour (le vrai, l’adulte) qui pourrait unir un frère et une sœur (demie), les liens de confiance rompus, le besoin de reconnaissance paternelle, tout est illustré à travers Rushmore, Bottle Rocket, The Life Aquatic with Steve Zissou, The Royal Tenenbaums, The Darjeeling Limited et Fantastic Mr. Fox, et ce, avec humour, fragilité et honnêteté.

Certes, le drame n’est pas absent de l’œuvre d’Anderson. Au contraire, les allusions au suicide se font graduellement insistantes dans The Life Aquatic with Steve Zissou, The Darjeeling Limited et The Royal Tennenbaums, film dans lequel ce thème atteint son apogée dans l’une des scènes les plus blessantes et envoutantes qu’il me fut donné de voir. Car tout peut blesser dans l’œuvre de ce maitre, heurter par tristesse et plus souvent encore par beauté. Ses décors, personnages mêmes, sont élaborés avec un souci du détail et de l’image apparent, nous offrant des tableaux colorés, dynamiques et singuliers. Il en va de même pour les costumes des protagonistes, tout droit sortis d’un conte pour enfants. L’enfance, on y revient même dans la forme.

Les films d’Anderson ont une âme. Ses personnages, élaborés avec son comparse Owen Wilson, sont d’une véracité époustouflante, et ce, malgré la poésie de leurs dialogues. Concis, un peu étranges, souvent existentiels, les discours prononcés s’inscrivent dans l’engrenage de beauté initié par la mise en scène. Une mise en scène qui est par ailleurs supportée par des procédés cinématographiques maîtrisés et judicieusement utilisés par Anderson, dont les toujours très attendus (de ma part) ralentis et les plans-séquences qui éventrent généralement une bâtisse pour nous démontrer la chasse et l’isolement des membres de ces familles à la dérive.
Ce qu’il y a de bien avec Wes Anderson, c’est que c’est de mieux en mieux. Sans jamais se perdre, il innove, il me surprend, il me charme.

Tomber amoureuse, c’est toujours agréable. Le crier sur tous les toits, ça décuple la joie.
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