"Ling, c'est ta ligne, Ling." - Kung Pow

J'ai compris qu'on m'a mise au monde pour conseiller des cinéphiles quand j'ai constaté que mon film favori est évalué à 12% sur Rotten Tomatoes.

Zombie Strippers ou la haine

Supposons que Georges W. Bush soit élu pour un quatrième mandat et que des scientifiques travaillant dans un laboratoire dirigé par l’état réussissent à développer un vaccin pour rendre les gens zombies. Qu’arrivera-t-il si ces zombies entrent dans un club de danseuses nues pour les mordre? Surviendront évidemment une quinzaine d’effeuillages perpétrés par des mortes-vivantes qui, entre leurs attaques, auront surtout très envie de danser lascivement dans leur plus simple appareil…

Tournée en 18 jours, Zombie Strippers est une pseudo comédie aux accents gore mettant en vedette l’iconique vedette de films pour adultes Jenna Jameson et Robert Englund, particulièrement connu pour son interprétation de Freddy Krueger. Par contre, leur talent n’est pas particulièrement mis en valeur par la direction de Jay Lee, la distribution de l’œuvre pouvant finalement se résumer à une poignée de mauvais acteurs et une dizaine de fausses poitrines.


Le jeu pitoyable des acteurs est doublé d’un scénario risible et libidineux, qui ne sert franchement que de prétexte à la nudité. Une nudité qui se veut d’ailleurs justifiée par une réalisation trash, mais Jay Lee manque définitivement d’originalité et de vision dans son traitement, nous contraignant à regarder un film plat qui cherche son propos, de même que son ton. Comédie? Horreur? Absurde? Difficile à dire, parce que manqué sur tous ces plans.


Zombie strippers est une insulte aux cinéphiles et aux réalisateurs qui ont su maîtriser le genre avec intelligence. Reste à savoir si la poitrine de Jenna Jameson saura vous inciter à regarder ce déchet jusqu’à la fin (mais j’espère que non).
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La boxe pour les pauvres

Jeudi dernier, je vous ai recommandé deux excellents documentaires que vous pouvez regarder gratuitement grâce à youtube.

Pour ceux d'entre vous que n'auraient pas noté le nom de ces deux oeuvres sur la boxe, les voici: Assault in the ring et When we were kings.

Ça me fait plaisir.
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The men who stare at goats

Absurde, drôle, intelligent, jouant avec brio avec notre notion de fiction, j'ai absolument adoré The men who stares at goats, de Grant Heslov (qui a fait un travail plus convaincant que dans True lies).

Bien moins moralisatrice que ce Guillaume peut en dire, la fin de ce film vaut de l'or.

George Clooney + Kevin Spacey + Ewan McGregor + Jeff Bridges = oui

Puis, bien que le film comporte un mineur problème de rythme, on ne peut en dire autant de Lyn Cassady, qui nous offre une scène de danse mémorable. Un film à voir, ne serait-ce que pour cette dernière.

En passant, le site officiel de l'oeuvre est beau et nous apprend tout plein de choses: http://www.themenwhostareatgoatsmovie.com/, visitez-le!
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Entendu au club vidéo de Farnham

Dame à la caisse: C'est bien Two Lovers?
Moi: Oui!
Dame à la caisse: Tu es certaine de vouloir le louer?
Moi: Oui, pourquoi?
Dame à la caisse: Je veux juste te dire que si tu trouves ça poche, tu le rapportes, je te rembourse.
Moi: ...ok.
Dame à la caisse: Ils l'ont tous fait!
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En parlant (écrivant) de Noël...


Cette année, le 25 décembre, je sais où je serai. Ma famille m'en voudra, mais mon choix est fait. Entre eux autres et Robert Downey Jr, je n'hésite même pas.

Même pas du tout.

Bonheur!
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Cette semaine, il a neigé.

Ce qui veut dire que mon rituel annuel favori arrive à grands pas.



En emballant des cadeaux de Noël, il n'y a rien de mieux (à part la paix dans le monde et une barre de chocolat belge).
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Cloudy with a Chance of Meatballs

Être absolument seule dans une salle de cinéma, avec des lunettes 3d sur le nez, lors de la projection d'un film pour enfants, c'est vraiment très gênant.

Ce fut néanmoins absolument amusant.

Pour savoir quel film vous devriez voir cette semaine, accompagné ou non, je vous invite à lire ma critique du film d'animation Cloudy with a Chance of Meatballs.








Sincèrement vôtre,
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The happiest girl in the world, The Red Race et Un ange à la mer ou comment ruiner l'enfance

Thématique improvisée de ce vendredi 16 octobre: ''Ruinons l'enfance de notre progéniture''.

Mon opinion, en trois mots...

1- The happiest girl in the world, de Radu Jude. On y suit Dalia durant une journée de tournage dans le cadre d'un concours pour lequel elle s'est méritée une voiture, que ses parents l'obligent à vendre pour en récolter les profits. Parfois drôle, un peu long et très anecdotique.

2- The Red Race, de Chao Gan. Documentaire sur l'entrainement des enfants chinois en prévision des futures compétitions olympiques. Troublant et intéressant, mais l'échantillon observé me semble petit pour les conclusions qui en sont tirées (sans nécessairement les mettre en doute, je souligne simplement qu'il ne s'agit pas d'un documentaire très objectif).

3- Un ange à la mer, de Frédéric Dumont. Je vous invite à lire ma critique ou à écouter l'émission du jeudi 15 octobre en baladodiffusion (entrevue avec le réalisateur) pour en savoir plus!

Autopromotion: Dans ma couverture du festival, j'ai oublié de parler du film Should I really do it? et pour me reprendre, j'en ai fait une critique que vous pouvez lire dans la section "Critiques" du site (...). Voilà!
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Cinéma abattoir

S'acharnant sur des pellicules, trois personnes brouillent les images projetées face au public sagement assis sur des coussins posés au sol. Un guitariste cagoulé s'époumonne dans un micro. Un homme, à quatre pattes, se contorsionne au rythme de la musique mixée par la dj.

Les hipsters écoutent et je regarde. C'est bien beau.

Pour en savoir plus sur la performance: http://www.cinema-abattoir.com/.
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Trash humpers

Des personnes âgées qui violent des poubelles, maltraitent des poupées, pervertissent un enfant. Peu de paroles, un rire beaucoup trop fréquent et parfaitement agressant. De la provocation, des gens qui quittent la salle.

De l'incompréhension.

Le dernier d'Harmony Korine me laisse pantoise. J'imagine qu'il est soutenu par une démarche artistique valable, mais je ne la comprends pas. Beaucoup de trucs sont plus grands que mes pauvres moyens d'analyse, mais ce produit cinématographique dépasse tout ce que ma compréhension a su, même partiellement, résoudre.

Notez que j'ai tout de même été divertie.
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