Cinéphile passionnée depuis que je suis tombée dans la fossette de menton de Kirk Douglas à l'âge de 14 ans. Réalisatrice d'Écran Total depuis sa toute première émission, je suis également régisseure et chroniqueuse à mes heures.

LA FIN D'UNE ÈRE...

Après plusieurs litres de sueur et de pleurs, des choix déchirants et quelques boîtes de chocolats, voici mon TOP 50 DE LA DÉCENNIE!!!

Cette merveilleuse liste est évidemment organique et bien vivante.
Des changements impromptus (bien que tout à fait cohérents) sont encore possible. Inutile de dire que je défendrais absolument tous ces films jusqu'à mon dernier souffle...

  1. 4 mois, 3 semaines, 2 jours – Cristian Mungiu – Roumanie (2008)
  2. Dogville – Lars Von Trier – Etats-Unis (2003)
  3. Le Scaphandre et le Papillon – Julian Schnabel – France (2007)
  4. Pan's Labyrinth – Guillermo Del Toro – Espagne/Mexique (2006)
  5. Little Children – Todd Field – États-Unis (2006)
  6. Elephant –Gus Van Sant – Etats-Unis (2003)
  7. Eternal Sunshine of the Spotless Mind – Michel Gondry – États-Unis (2004)
  8. Inglorious Basterds – Quentin Tarantino – Etats-Unis/Allemagne (2009)
  9. La Mala educacion – Pedro Almodovar – Espagne (2004)
  10. The Lives of Others – Florian Hencker von Donnesmarck – Allemagne (2006)
  11. Continental, un film sans fusil – Stéphane Lafleur – Canada (2008)
  12. The Darjeeling Limited – Wes Anderson – Etats-Unis (2008)
  13. Le Fabuleux destin d’Amélie Poulain – Jean-Pierre Jeunet – France (2001)
  14. A History of Violence – David Cronenberg – Etats-Unis/Allemagne (2005)
  15. Atonement – Joe Wright – Angleterre (2007)
  16. No country for old men – Joel & Ethan Coen – Etats-Unis (2008)
  17. Thirst – Park Chen-Wook – Corée du Sud (2009)
  18. Crouching Tiger, Hidden Dragon – Ang Lee – Taiwan/Hong Kong/Etats-Unis (2000)
  19. Thank you for smoking – Jason Reitman – Etats-Unis (2006)
  20. Tropic Thunder – Ben Stiller – Etats-Unis (2008)
  21. Letters from Iwo Jima – Clint Eastwood – Etats-Unis (2006)
  22. Millenium Actress – Satoshi Kon – Japon (2001)
  23. Wall-E – Andrew Stanton – Etats-Unis (2008)
  24. After the wedding – Susanne Bier – Allemagne (2006)
  25. Les Invasions Barbares – Denys Arcand – Canada (2003)
  26. In the mood for love – Wong Kar-Wai – Hong Kong (2000)
  27. Spirited Away – Hayao Myazaki – Japon (2001)
  28. The Lord of the Rings: Return of the King – Peter Jackson – Etats-Unis/Nouvelle-Zélande/Allemagne (2003)
  29. The Dark Knight – Christopher Nolan – États-Unis (2008)
  30. The Squid and the Whale – Noah Baumbach – Etats-Unis (2005)
  31. Rachel Getting Married – Jonathan Demme – Etats-Unis (2008)
  32. Babel – Alejandro Gonzalez Innaritu – France/Etats-Unis/Mexique(2006)
  33. Vicky Cristina Barcelona – Woody Allen – Espagne/États-Unis (2008)
  34. Y tu mama tambien – Alfonso Cuaron – Mexique (2001)
  35. Mystic River – Clint Eastwood – Etats-Unis (2003)
  36. Closer – Mike Nichols – Etats-Unis (2004)
  37. Superbad – Greg Mottola – Etats-Unis (2007)
  38. No One Knows About Persian Cats – Bahman Gobadi – Iran (2009)
  39. Martyrs – Pascal Laugier – France/Canada (2008)
  40. Grindhouse – Quentin Tarantino & Robert Rodriguez – Etats-Unis (2007)
  41. Adaptation – Spike Jonze – Etats-Unis (2002)
  42. Cloud Nine – Andreas Dresen – Allemagne (2008)
  43. Bowling for Columbine – Michael Moore – Etats-Unis (2003)
  44. Little Miss Sunshine – Jonathan Dayton & Valerie Faris – Etats-Unis (2006)
  45. The Hours – Stephen Daldry – Angleterre/Etats-Unis (2002)
  46. Mouth to Mouth – Alison Murray – Grande-Bretagne/Allemagne/Canada (2005)
  47. Thirteen – Catherine Hardwicke – Etats-Unis (2003)
  48. Good Night and Good Luck – Georges Clooney – Etats-Unis (2005)
  49. Water – Deepa Metha – Canada/Inde (2005)
  50. Tsotsi – Gavin Hood – Afrique du Sud/Grande-Bretagne (2005)

Maintenant, débattons, discutons, obstinons-nous pour l'amour du cinéma!


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Petite gâterie en attendant...



À la grande déception de mes très efficaces collègues, j'en suis toujours à peaufiner mon redoutable et inoubliable TOP 50 DE LA DÉCENNIE. Pour vous faire patienter, voici mon TOP 10 des films québécois de la décennie.

À la vôtre!

  1. Congorama – Philippe Falardeau (2006)
  2. Continental, un film sans fusil – Stéphane Lafleur (2007)
  3. Les Invasions barbares – Denys Arcand (2007)
  4. Next Floor – Denis Villeneuve (2008)
  5. Un crabe dans la tête – André Turpin (2001)
  6. La Turbulence des fluides – Manon Briand (2002)
  7. Les États nordiques – Denis Côté (2005)
  8. Québec-Montréal – Ricardo Trogi (2002)
  9. L’Audition – Luc Picard (2005)
  10. C.R.A.Z.Y. – Jean-Marc Vallée (2005)

Mentions honorables…Maelström, 15 février 1839, La Femme qui boit, La Moitié gauche du frigo, À hauteur d’homme, Le Piège d’Issoudun, 20h17 rue Darling, Gaz Bar Blues, La Grande séduction, Mémoires affectives, Les Aimants, La Vie avec mon père, La Neuvaine, Maurice Richard, Horloge biologique, Sans elle, Le Ring, Le Cèdre penché, Ce qu’il faut pour vivre, Borderline, Maman est chez le coiffeur, C’est pas moi je le jure!, La Mémoire des anges, Tout est parfait, Babine, Je me souviens, 1981, Dédé à travers les brumes, Les Doigts croches, Les petits géants, Derrière moi, J’ai tué ma mère, Carcasses.

On voudrait oublier…La vie après l’amour, L’Odyssée d’Alice Tremblay, Karmina 2, Séraphin: un homme et son péché, Les dangereux, Elvis Gratton XXX : La vengeance d’Elvis Wong, Nouvelle France, Aurore, Le Survenant, Idole instantanée, Les Voleurs d’enfance, Pinocchio 3000, Roméo et Juliette, Ma fille mon ange, Ma tante Aline, Nitro, Tout est parfait, Cruising Bar 2, Le piège américain, Le déserteur, Le cas Roberge – le film, Le Bonheur de Pierre, Les Pieds dans le vide, Cadavres.


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ZE TOP 20



Avant d'être l'occasion parfaite pour faire une overdose de farce et de sucre à la crème, le temps des fêtes est l'heure des bilans, des listes et des regrets. L'équipe d'Écran Total n'a pu s'empêcher de vous proposer sa propre liste des 20 MEILLEURS FILMS DE L'ANNÉE.

Toutefois, faute de temps et d'argent, l'auteure de la liste suivante n'a pu voir certains des films les plus prometteurs de l'année, qui sortiront en salle le 25 décembre. Comme les restants de votre réveillon, ma liste est donc organique, et sujette à changements (qui se feront rapidement car j'ai demandé à Papa Noël une pluie de carte-cadeau cinéma). Pour l'instant, VOILÀ:

  1. Inglorious Basterds - Quentin Tarantino

Un Tarantino bien baveux qui revisite l’Histoire à sa manière en se servant de sa marque de commerce: un scénario solide et haut en couleur, des dialogues percutants et hilarants (Qui se doutait que Brad Pitt parlait italien?), des personnages déjà mythique, bref une histoire fragmentée qui donne une œuvre hautement explosive. Au sens propre comme figuré.

  1. Los Abrajos Rotos - Pedro Almodovar

Du grand cinéma. Almodovar sur Almodovar. Un cinéaste ayant perdu la vue tente de reconstituer les souvenirs de son passé en écrivant un scénario autobiographique. Une grande histoire d’amour avec au centre, l’incroyable Pénélope Cruz et de superbes images (jamais vu une tomate aussi rouge!) inspirées, entre autres, de Femmes au bord de la crise de nerfs et Volver.


  1. No one knows about persian cats - Bahman Ghobadi

Découvert au Festival du Nouveau Cinéma, No one knows about persian cats est un curieux hybride entre documentaire et fiction retraçant le cheminement d’un groupe de rock indie iranien alors qu’il tente désespérément d’obtenir les multiples autorisations pour aller jouer à l’étranger, dans l’espoir de quitter l’Iran à jamais. À mesure que défilent les jours, l’urgence du départ amène Hamed et Ashkan, les deux principaux membres du groupe, à faire des arrangements clandestins de plus en plus dangereux.

  1. Paranormal Activity - Oren Peli

Terrifiant. Au moment d’écrire ces lignes, je frissonne encore dans mon lit lorsqu’un courant d’air impromptu soulève les draps. Au nez et à la barbe de tous les blockbusters hollywoodiens censés faire hurler les foules, Paranormal Activity réussi avec un budget presque risible (11 000$US) et un minimum d’effets spéciaux à se hisser au rang du film d’horreur le plus efficace de l’année.

(N.B. Il est possible que je triche un peu en incluant Paranormal Activity dans ce top 2009. Il est vrai que sa première projection a été au Screamfest Film Festival en 2007. Toutefois, la sortie officielle du film—dont la fin a été modifiée selon les suggestions de nul autre que Steven Spielberg—aux Etats-Unis et au Canada a eu lieu le 16 octobre 2009.)

  1. La merditude des choses - Félix Van Groeningen

Certains disent de La Merditude des choses qu’il est une critique facile d’une famille péquenaude et pathétique par le personnage d’un écrivain sans succès et blasé. Ils n’ont rien compris. La Merditude des choses est le souvenir d’un jeune garçon élevé dans un village belge des années 80 par une famille dysfonctionnelle, oui. Mais c’est un souvenir imbibé d’une profonde nostalgie, d’une affection douloureuse et pas tuable d’un adulte incapable de réconcilier sa famille…et de la perpétuer. Parce qu’on ne choisit pas sa famille.

Pour le reste, en vrac*
(comme les calendriers de l'avent, les commentaires s'ajouteront un peu plus à chaque jour)

  1. Thirst - Park Chen-Wook
  2. La donation - Bernard Émond
  3. Le ruban blanc - Michael Haneke
  4. Antichrist - Lars Von Trier
  5. Two Lovers - James Gray
  6. J’ai tué ma mère - Xavier Dolan
  7. Les beaux gosses - Riad Sattouf
  8. 35 rhums – Claire Denis
  9. Avatar – James Cameron
  10. The Hangover - Todd Phillips
  11. Watchmen - Zack Snyder
  12. New Denmark – Rafaël Ouellet
  13. Dead Snow - Tommy Wirkola
  14. Panique au Village - Vincent Patar et Stéphane Aubier
  15. 1981 - Ricardo Trogi


Ceux que j'aurai bien voulu mettre...mais que je n'ai pas encore vus (honte à moi!)

(500) days of summer – Marc Webb

A serious man – Joe & Ethan Coen

Crazy Heart – Scott Cooper

Fantastic Mister Fox – Wes Anderson

Fish Tank – Andrea Arnold

The Imaginarium of Doctor Panassus - Terry Gilliam

Un prophète – Jacques Audiard

Sherlock Holmes – Guy Ritchie

Et ceux qui j'aurais tellement voulu aimer...

Nine – Rob Marshall

The Soloist - Joe Wright

The Young Victoria – Jean-Marc Vallée

Up in the air - Jason Reitman

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Sauvez le bébé roux. Sauvez le monde.

Quels films écouter lorsqu'on est confiné au lit toute une semaine?
Pour vous offrir une liste des plus sincères et des plus exhaustives, je me prête aujourd'hui à l'exercice.

Mon mardi matin a débuté avec Willow, film qu'on m'a souvent conseillé et probablement aussi efficace qu'une
bonne soupe chaude de maman.Réalisé en 1988 par Ron Howard (Cocoon, Apollo 13, A Beautiful Mind, Angels & Demons)
écrit et produit par Georges Lucas, nul besoin de vous dire que Willow est un film d'aventures et d'action dans le plus pur style du genre.

La légende prend place dans un royaume fantastique gouverné par l'horrible reine Bavmorda (qui porte étrangement le même
costume que la méchante reine dans Blanche-Neige et les 7 nains). Pour défier la prédiction selon laquelle un enfant la détrônera
et lui prendra tout ses pouvoirs, Bavmorda décide de tuer tous les nouveau-nés du Royaume. Elle ne réussit pas à tuer la petite
Élora Denin (bébé naissant qui pleure uniquement aux moments dramatiques clés du film...normal c'est une princesse) future princesse du
Royaume selon la prophétie. Sauvée des eaux, l'enfant atterri dans le petit village du nain wannabe-sorcier Willow (en passant, saviez-vous
que même les nains sont capables de monter à cheval?), qui aura comme mission de remettre l'enfant entre les mains d'un roi et d'une reine.
Mais les gardes de Bavmorda sont sur ses traces...

Aventures. Action. Beaucoup de rebondissements. Plus d'aventures. Davantage d'action. Des mini-mini-nains surnommés Brownies
(comme les mini-mini girls-scout qui vendent des biscuits à la menthe). Une sorcière déguisée en chèvre. Des cochons impromptus.
Un bébé roux qu'on s'envoie d'une scène à l'autre comme un ballon de football. Et Val Kilmer dans son premier grand rôle,
celui de Madmartigan, le délinquant rebelle beaucoup trop beau pour ne pas se transformer en héros et rafler la fille à la fin. Incomparable et plus efficace
que n'importe quelle pastille contre la toux!

Bref, un mélange entre les histoires de Moïse, Blanche-Neige et les 7 nains, Merlin l'enchanteur, avec un p'tit arrière-goût de Princess Bride.
Une histoire un peu trop violente pour qu'elle convienne aux enfants et un peu trop connu pour qu'elle satisfasse complètement
les adultes, qui en ont vu d'autres. Mais pour une journée où vous êtes sous l'influence d'un p'tit coup de sirop Nyquil, un chef d'oeuvre
de divertissement!

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Dormir en cuillère peut vous être fatal!


Je déteste les films horreur depuis l'enfance.
En fait, depuis mon premier film d'épouvante, le pourtant très humoristique Hocus Pocus
(avec Sarah Jessica Parker dans le rôle d'une sorcière blonde qui cherche la jeunesse éternelle).
J'ai d'ailleurs partagé ce douloureux souvenir lors d'une précédente émission d'Écran Total...

Pour me guérir de ma hantise du surnaturel, mon collègue Guillaume Côté m'a traîné au cinéma voir "le film d'horreur de l'heure": Paranormal Activity.

(Étudiants gratteux, on a préféré les mardis et payé 5$ notre billet d'entrée.
Nouveauté supplémentaire: pour 5$ de plus, une piscine de liqueur et assez de popcorn pour nourrir une famille de 4 ajoutent au plaisir. Jusqu'ici tout allait bien...)

Synopsis: Un petit couple charmant emménage dans une nouvelle maison. Tout est merveilleux jusqu'à ce que la jeune femme avoue à son copain qu'elle est hantée par un démon diabolique depuis l'enfance. Que ce dernier la suit partout où elle va et...qu'il est revenu. Et le brillant copain un peu sceptique de se dire qu'en filmant leur sommeil la nuit il découvrira bien comment faire disparaître le problème. Erreur fatale pour lui. Plaisir terrifiant pour le spectateur.

Filmé caméra à l'épaule ou dans l'obscurité à la manière de Blair Witch Project et autres Diary of the Dead, Paranormal Activity est le récit de 31 nuits d'horreur dans le quotidien de ce couple menacé. Si les premières nuits sont sans rebondissements, ce n'est que pour nous habituer à une routine (Nuit. Jour. Nuit) qui se révèlera traîtresse plus tard. Rapidement, le rythme s'accélère, la présence de l'esprit malin se manifeste: les bruits distants deviennent des coups, les courants d'air se font murmures, notre fascination se transforme en peur. Bon d'accord: en terreur pour les novices. Aggripée au bras de Guillaume aussi désespérément que Rose sur la porte flottante du Titanic (aussi ébranlé que moi, même s'il refuse toujours de l'avouer), j'ai hurlé comme une adolescente. D'autres spectateurs ont préféré quitté la salle.

J'ignore si le traitement-choc fera effet. En tous les cas, Paranormal Activity m'a convaincue que dormir à deux, c'est dangereux. Surtout lorsqu'un démon vengeur s'invite en vos draps.
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FNC - Un zombie, ça ne coure pas!

"Pour moi, un zombie ça ne coure pas", a répliqué avec tact Georges A. Romero à un groupie montréalais qui voulait connaître son avis sur l'adaptation de son classique Dawn of the Dead par le réalisateur Zack Snyder (300), dont il signe tout de même le scénario.

Le célèbre réalisateur de films d'horreur, surtout connu pour sa série ... of the dead , mettant en scène des invasions de morts-vivants à toutes les sauces*, était de passage en chair et en os à Montréal pour la projection spéciale de son plus récent tome, Survival of the Dead, dans le cadre de la programmation Temps Zéro du FNC.

En attendant la publication de ma critique, voici quelques extraits bien juteux et sanguinolents de la période de question qui a suivit la projection...

Q: "Pourquoi cette fascination pour les zombies?"
R: "D'abord, ce n'est que très tard que j'ai commencé à appeler les morts-vivants des zombies dans mes films. Dans Night of the Living Dead, on les appelle living dead ou deadheads.
Pour moi les morts-vivants sont comparables à n'importe quelle nuisance. Ils sont comme des moustiques. Tout comme n'importe quelle autre catastrophe naturelle qui frapperait la société, par exemple un tremblement de terre ou un tsunami. Ce qui est intéressant, c'est que voir comment réagit l'être humain face à cette menace."

Q: "Que pensez-vous de la bande dessinée Walking Dead?"**
R: "J'en pense beaucoup de bien. J'attends encore cet appel pour le réaliser.
On dirait que j'attends toujours des appels! (rires) J'ai su que l'oeuvre allait être adaptée pour la télévision. Je crois qu'on pourrait en faire un excellent film."
Q: "Dans chacun de vos films, il y a toujours un afro-américain qui joue un personnage majeur. Est-ce un message que vous adressez au public?"
R: "En 1968, lorsque nous avons filmé le premier film, Night of the Living Dead, c'était un choix très porteur que de donner un premier rôle à un acteur afro-américain. Et nous, moi-même et le co-scénariste John A. Russo, n'en étions pas vraiment conscient lors du tournage.
J'ai donné le rôle de Ben à Duane Jones parce que j'admirais son talent d'abord. Mais pour lui, c'était un choix politique. Et ça a été perçu comme ça dès la sortie du film.
En fait, ça a pris tout son sens lorsqu'un fois le tournage terminé, nous avons appris la mort de Martin Luther King."

Q: "Vous avez travaillé en duo avec le réalisateur italien Dario Argento en 1990 pour Due Occhi Diabolici. Comment s'est passée l'expérience?"
R: "Dario est un homme charmant et doué. Je l'adore et nous avons bien aimé travaillé ensemble. Lorsqu'il m'a appelé pour participer au film, j'étais très enthousiaste. Il m'a invité à Rome et j'ai écrit pendant au moins deux mois. Puis nous avons tourné et c'était super.
Une seule chose demeure étrange à mes yeux. Il veut toujours prendre le son le plus "réel possible". Pour la prise de son, il se fout de la rumeur ambiante. Si c'est l'autoroute, alors c'est là que ça se passe! Ce qui implique qu'il doit souvent faire de la postsynchronisation des dialogues parce que l'ambiance autour des personnages est trop bruyante. Je n'ai jamais compris pourquoi il travaille ainsi! (rires)"

Q: "Il y aura-t-il une suite à Survival of the Dead?"
R: "Je ne sais jamais si mes films auront de suite. D'ailleurs, je ne croyais jamais retoucher aux films de morts-vivants après Night of the Living Dead. Jusqu'à ce que je me rende avec ma femme dans un centre commercial et que je l'imagine rempli de zombies...ça m'a plu!
J'espère continuer à faire des films, peut être avec des morts-vivants.
En tout les cas, ce qui est sûr, c'est que dix jours après ma mort, je reviendrais!"

*Pour les novices intéressés, voici dans l'ordre les films de la série...of the dead:
Night of the Living Dead (1968)
Dawn of the Dead (1978)
Day of the Dead (1985)
Land of the Dead (2005)
Diary of the Dead (2007)
Survival of the Dead (2009)
(et ce, sans compter les innombrables remakes, versions non-censurées et même 3D...)

**The Walking Dead est une série de bande dessinée en noir et blanc créée en 2003 par Robert Kirkman (scénariste) et Tony Moore (dessinateur). La bande dessinée raconte la survie de plusieurs personnages dans un monde hostile peuplé de zombies. Le neuvième tome de la série, Ceux qui restent (Here we remain), doit paraître en français en Octobre 2009.
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Journée pastorale

Après le succès de la télésérie Big Love sur le quotidien d'une famille polygame et mormone, les communautés religieuses font le saut au grand écran. En témoigne la bande-annonce de One Good Man, à l'affiche aux États-Unis dès vendredi. 

Bien que décrit comme un bon divertissement familial, il est indéniable que One Good Man nous réserve 90 minutes de plaisir bien conventionnel. On y raconte l'histoire d'Aaron, bon père de famille nombreuse, qui doit gérer plusieurs nouvelles à la fois: le mariage de sa fille aînée, les fiançailles de sa soeur cadette, ses nombreuses responsabilités au travail en plus de sa nomination comme archevêché dans sa paroisse. Une journée normale dans la vie d'un bon croyant, quoi!

Pour une belle soirée pastorale, dégustez la merveilleuse bande-annonce.

P.S. Notez que toutes les appréciations au début de la bande-annonce proviennent de médias dangereusement religieux... ;) 
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