FNC - Should I Really Do It? - Mourir pour l'art
17/10/09 12:09
Should I really do it?
Réalisé par Ismail Necmi
Critique de Rose-Aimée Morin
« Êtes-vous prêts à mourir pour l’art? » Si la réponse à cette question peut paraitre évidente, c’est toutefois le questionnement que scande Herold, thérapeute au masque de cuir et aux nombreuses perruques, dans le premier film d’Ismail Necmi.
Connu pour son œuvre en photographie, Necmi amorce d’une manière convaincante sa carrière de réalisateur. Au cœur de Should I Really Do It? se trouve la question de l’art, parfois criée par un personnage, toujours présente dans la forme. Utilisant de judicieuses superpositions d’images, des plans très photogéniques et une mise en scène frôlant parfois le surréalisme, il transporte son public dans un univers où se côtoie la débauche et le retrait, le fétichisme et le deuil, la fiction et la réalité.
Alternant entre la thérapie nouvelle-âge que suit Petra et des retours sur son passé, Necmi expose la quête existentielle de cette femme qui tente de définir sa véritable personnalité depuis le décès de sa sœur. Si les scènes qui réunissent les deux jumelles sont d’une extrême tendresse, les moments de thérapie sont pour leur part chargés d’une tension à la fois sexuelle et intellectuelle, faisant en sorte que deux récits se côtoient tout en étant étonnamment bien jumelés, grâce à un montage absolument efficace.
Bien que le scénario soit digne d’intérêt, c’est toutefois l’ambigüité entourant l’œuvre qui fascine. Pourquoi n’y a-t-il que deux noms d’acteurs au générique (Petra Woschniak dans le rôle de Petra et Herold, dans le rôle de…Herold)? Pourquoi le film est-il dédié à une femme portant le même nom que la sœur décédée du récit? Réalité ou fiction brillamment manipulée au nom de l’art? Un camp à prendre, un film à voir.
Réalisé par Ismail Necmi
Critique de Rose-Aimée Morin

Connu pour son œuvre en photographie, Necmi amorce d’une manière convaincante sa carrière de réalisateur. Au cœur de Should I Really Do It? se trouve la question de l’art, parfois criée par un personnage, toujours présente dans la forme. Utilisant de judicieuses superpositions d’images, des plans très photogéniques et une mise en scène frôlant parfois le surréalisme, il transporte son public dans un univers où se côtoie la débauche et le retrait, le fétichisme et le deuil, la fiction et la réalité.
Alternant entre la thérapie nouvelle-âge que suit Petra et des retours sur son passé, Necmi expose la quête existentielle de cette femme qui tente de définir sa véritable personnalité depuis le décès de sa sœur. Si les scènes qui réunissent les deux jumelles sont d’une extrême tendresse, les moments de thérapie sont pour leur part chargés d’une tension à la fois sexuelle et intellectuelle, faisant en sorte que deux récits se côtoient tout en étant étonnamment bien jumelés, grâce à un montage absolument efficace.
Bien que le scénario soit digne d’intérêt, c’est toutefois l’ambigüité entourant l’œuvre qui fascine. Pourquoi n’y a-t-il que deux noms d’acteurs au générique (Petra Woschniak dans le rôle de Petra et Herold, dans le rôle de…Herold)? Pourquoi le film est-il dédié à une femme portant le même nom que la sœur décédée du récit? Réalité ou fiction brillamment manipulée au nom de l’art? Un camp à prendre, un film à voir.
