FNC - Precious - Déception attendue
13/10/09 09:53
Precious
Réalisé par Lee Daniels, mettant en vedette Gabourey Sidibe et Mo’Nique
Critique de Valérie Ouellet
1987. Clareece P. Jones est une jeune adolescente obèse de seize ans, avec un lourd passé d’abus en tout genre. Enceinte du deuxième enfant engendré par son père séropositif qui la viole depuis l’enfance, elle tente tant bien que mal de survivre dans un dur quartier de New York. Illettrée mais brillante, surtout en mathématiques, elle s’épanouira et prendra sa vie en charge grâce à une enseignante dévouée et une classe de sympathiques mésadaptées comme elle.
Vous l’avez deviné, le P est pour Precious et ce film est l’adaptation de Push, roman autofictionnel écrit par la poétesse Sapphire (qu’on devine être la jeune Precious) et porté aux nues par nulle autre que la femme la plus puissante des États-Unis, la reine des ondes: Oprah Winfrey.
Programmé au Festival du Nouveau Cinéma, Precious n’augure déjà rien d’intéressant à la première lecture du synopsis. Malheureusement pour le public qui ne demande qu’à être agréablement surpris, ce film demeure l’adaptation facile d’une histoire déjà tragique dans laquelle les scènes de viols et de violence verbale et physique abondent. On retient notamment le lancer du téléviseur sur un bébé d’à peine trois jours et le viol de la jeune héroïne par son père. Le scénario semble avoir suivi à la lettre les chapitres de Push, à preuve la narration interne sans entrain du personnage principal qui nous colle aux fesses tout au long du film. Si à la maison les disputes entre Precious (Gabourey «Gabby» Sidibe) et sa génitrice (Mo’Nique) sont lourdes et dramatisées, ce n’est pas non plus en classe que le miracle s’opère. Les scènes passées avec Precious et ses copines paumées auraient pu être tirées de n’importe quel film d’adolescent des vingt dernières années. Une lueur d’espoir attend toutefois le spectateur dans la toute dernière scène du film, avec des aveux sincères et pathétiques de la mère de Precious devant une travailleuse sociale. Le jeu de l’actrice Mo’Nique, dans le rôle de Mary, la mère violente et colérique de Precious, est tout simplement époustouflant. Surtout connue pour des rôles modestes à la télévision, Mo’Nique crève l’écran cette fois-ci avec une présence qui transcende la médiocrité du tout.
Finalement, on a affaire à une belle tranche de vie inspirante, une leçon sur l’estime de soi pour toutes les auditrices membres du club de lecture d’Oprah Winfrey. Espérons sincèrement que cette fée magique qui transforme n’importe quel classique poussiéreux en best-seller ne passe pas à travers toute sa collection.
Precious, de Lee Daniels, sera représenté au FNC à 15h00 le 13 octobre, au Cinéma du Parc 2, et prendra l’affiche le 6 novembre à Montréal.
Réalisé par Lee Daniels, mettant en vedette Gabourey Sidibe et Mo’Nique
Critique de Valérie Ouellet

Vous l’avez deviné, le P est pour Precious et ce film est l’adaptation de Push, roman autofictionnel écrit par la poétesse Sapphire (qu’on devine être la jeune Precious) et porté aux nues par nulle autre que la femme la plus puissante des États-Unis, la reine des ondes: Oprah Winfrey.
Programmé au Festival du Nouveau Cinéma, Precious n’augure déjà rien d’intéressant à la première lecture du synopsis. Malheureusement pour le public qui ne demande qu’à être agréablement surpris, ce film demeure l’adaptation facile d’une histoire déjà tragique dans laquelle les scènes de viols et de violence verbale et physique abondent. On retient notamment le lancer du téléviseur sur un bébé d’à peine trois jours et le viol de la jeune héroïne par son père. Le scénario semble avoir suivi à la lettre les chapitres de Push, à preuve la narration interne sans entrain du personnage principal qui nous colle aux fesses tout au long du film. Si à la maison les disputes entre Precious (Gabourey «Gabby» Sidibe) et sa génitrice (Mo’Nique) sont lourdes et dramatisées, ce n’est pas non plus en classe que le miracle s’opère. Les scènes passées avec Precious et ses copines paumées auraient pu être tirées de n’importe quel film d’adolescent des vingt dernières années. Une lueur d’espoir attend toutefois le spectateur dans la toute dernière scène du film, avec des aveux sincères et pathétiques de la mère de Precious devant une travailleuse sociale. Le jeu de l’actrice Mo’Nique, dans le rôle de Mary, la mère violente et colérique de Precious, est tout simplement époustouflant. Surtout connue pour des rôles modestes à la télévision, Mo’Nique crève l’écran cette fois-ci avec une présence qui transcende la médiocrité du tout.
Finalement, on a affaire à une belle tranche de vie inspirante, une leçon sur l’estime de soi pour toutes les auditrices membres du club de lecture d’Oprah Winfrey. Espérons sincèrement que cette fée magique qui transforme n’importe quel classique poussiéreux en best-seller ne passe pas à travers toute sa collection.
Precious, de Lee Daniels, sera représenté au FNC à 15h00 le 13 octobre, au Cinéma du Parc 2, et prendra l’affiche le 6 novembre à Montréal.
